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 Que la partie commence!

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Meldond Soberg
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MessageSujet: Que la partie commence!   Lun 13 Fév - 5:31

[Rp fermé en attente de Sarevan et Uldar]

J’ouvris les yeux lentement, le sommeil encore accroché à mes paupières les rendait lourdes et engourdies.

Je ne voulais pas me lever, j’avais passé une nuit très peu confortable contre le sol de pierre et mon dos me rappelait douloureusement qu’il n’était pas satisfait du confort de la paillasse toute simple que je transportais. Au moins au pied des montagnes il était encore possible de se faire un petit tapis de feuille douillet, ou à peu près. Maintenant au cœur de la dorsale du givre, aussi bien trouver de l’eau dans un désert… Pour couronner le tout, la température à cette altitude, malgré les chaleurs qui courent à cette saison de l’année, chutait drastiquement. Mon sentiment de froid en témoignait.

Je me forçai tout de même à me redresser, ce qui m’arracha un grognement mécontent. Je massai mes épaules les yeux fermés avant de balayer notre campement du regard. Les restes du feu étaient formaient un amas de poussières blanchâtres au sol et mis à part, Alissa et moi-même il n’y avait pas âme qui vive à proximité.

Paniqué, j’examinai les alentours à la recherche d’un indice de la présence de mes compatriotes. Les affaires de Sarevan n’étaient pas là, mais les paquets de Kal n’avait pas bougé la seule chose qui semblait manquante (à part sa personne) c’était son épée que je me souvenais avoir vu à ses côtés la veille.

Il devait simplement être parti faire un petit tour, chercher de l’eau ou se soulager.

Comprenant les raisons derrière son absence, je me calmai. Je ne supportais pas l’idée que les deux seules personnes sur qui je pouvais me fier dans les environs m’avaient faussé compagnie. Heureusement pour moi ce n’était pas le cas. Sarevan devait être parti en éclaireur comme nous l’avions décidé hier, il devait faire une longue route pour revenir sur ses pas jusqu’au flanc de la montagne.

Je n’étais pas en grande forme à cause du peu de sommeil que j’avais, mais je me sommai de me lever. Kal et Sarevan n’accepteront pas mes habitudes de paresseux hérités par une vie monotone à la tour.

Il ne me fallut guère de temps pour être prêt, mes affaires étant pratiquement toutes rangées depuis hier, il me suffit de plier mes couvertures et ma paillasse. Je m’approchai ensuite vers Alissa qui n’avait pas bougé de l’arbre auquel je l’avais attaché hier. Elle tendit son cou à mon approche et je lui flattai le museau d’un air apaisant.

-On ne trouvera pas grand-chose pour te nourrir aujourd’hui, ma chère. Au moins tu ne manqueras pas d’eau.

Sur ces paroles je me reculai de quelques pas et je fis apparaître une masse d’eau sphérique entre mes mains avant de m’approcher d’elle et lui présenter.

Elle s’en approcha sans peur et bue longuement. La pauvre n’avait guère eu l’occasion de boire depuis longtemps. Au moins nous ne serions pas en pénurie d’eau!

Après de longues minutes, elle s’éloigna et piaffa. Probablement un signe d’impatience considérant qu’elle n’avait pas été en mesure de se déplacer depuis longtemps.

-Attend un peu j’ai presque fini.

Je nous jetai un sort fortifiant de sorte que la faim soit moins pénible pour elle et que je garde de l’énergie pour la journée. Ça ne valait pas du sommeil, c’était, à toute fin pratique, une illusion de repos, car bien que le corps et les organes soient ragaillardis, le cerveau ne se reposait pas. Mais à défaut de mieux, ça ferait l’affaire.

Je commençai à lui attacher sa scelle, après tout, pour ce que j’en sais Kal voudra que nous quittions au plus tôt. Aussi bien accélérer les choses.
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Uldar
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Mer 22 Fév - 18:44

Une masse lourde s'écrasa derrière l'apostat avec un bruit sourd.

Kal'.

Il venait visiblement de sauter d'un promontoire rocheux qui surplombait légèrement leur abri pour la nuit. Il fit un signe de tête au mage et s'avança tranquillement pour prendre ses affaires.

"On va suivre le chemin pendant deux heures, là, il y a une petite niche assez bien cachée, vous m'attendrez là. Si je ne suis pas revenu de ma reconnaissance en quelques heures, ce qui est probable, vous continuerez sur le même chemin avant de tourner à gauche au grand frêne, sur cette voie, il y a une autre cachette, si je ne suis pas revenu d'ici la nuit tombée, passez la nuit là avant de reprendre votre route. Si je me suis fait prendre, je les dirigerai vers ces deux endroits, selon l'heure. Evidemment, je leur mentirai sur votre position. Chaque cachette a une belle vue, vous les verrez sans faute sortir des sous-bois, vous aurez même le temps de les compter et de filer avant qu'ils ne remarquent la cachette et que je leur ai menti."

Il s'occupa d'étouffer leur feu et de disperser les cendres, ainsi que de récupérer toutes les affaires traînant encore du côté du campement.

"Allez, en route, j'espère que vous êtes bien reposé."
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Opera
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Dim 26 Fév - 17:11

Sarevan s'était éveillé bien avant l'aube. Aucun bruit étrange n'était venu perturbé son sommeil et cela en soi était déjà une bonne nouvelle pour commencer cette journée qui s'annonçait longue et pénible.
Il se restaura brièvement de quelques uns des restes de la veille, autant éviter d'entamer ses rations s'il le pouvait, et se débarbouilla avant de ranger ses affaires. Il y avait quelque chose de revigorant dans la fraîcheur matinale sur la Dorsale. Et alors que le ciel rosissait à l'approche de l'aurore, que la faune se manifestait de par la forêt, Sarevan perçut ce que les Dalatiens appréciaient dans leur vie nomade. Les Terres Brisées n'avaient pas grand chose à voir avec la Dorsale du Givre à part l'altitude.

Alors qu'il se préparait discrètement pour aller faire sa reconnaissance, il comprit que le peu de bruit qu'il faisait avait suffit pour réveiller Kal'. Il salua le guerrier d'un hochement de tête avant de fixer son paquetage sur ces épaules et de sortir du campement. Il supposait que si ce dernier n'avait rien tenté durant la nuit, alors peut-être pouvait-il croire en ses paroles et lui faire suffisamment confiance pour soumettre Alphonse à sa protection durant son absence.

L'elfe descendit le chemin caillouteux que lui et Alphonse avaient arpenter la veille. Le trajet lui parut à la fois plus long du fait du manque de conversation et plus court étant donné qu'il marchait plus vite seul et en descente. A l'approche de Borion, il quitta la piste et s'enfonça sous le couvert des arbres. Il finit par trouver un petit promontoire rocheux qui lui donnait une vue dégagée sur la vallée, la route entre la mine et le village et suffisamment bien dissimulé par la forêt de conifères. Le seul hic étant qu'il n'avait pas d'autre voies de sortie, il lui faudrait impérativement retourner sur la piste au risque de se faire rattraper par leurs poursuivants à moins qu'il ne lui pousse des ailes dans les prochaines heures. Il lui fallait donc être vigilant pour ne pas les laisser s'approcher de trop afin de rester hors de danger de se faire apercevoir.

Sarevan avait plus ou moins l'habitude de faire le planton. Il suffisait de ne pas laisser son esprit trop vagabonder mais de le divertir cependant pour que le sommeil ne le gagne pas tout en gardant son regard fixé sur son objectif.

Plusieurs heures s'écoulèrent sans qu'autre chose qu'un renard de passage ou un chevreuil gambadant n'attirent son attention. L'elfe faisait très régulièrement des exercices pour se dégourdir les jambes. Il ne fallait pas qu'elles soient trop endormies pour supporter son poids une fois venue le moment de courir.
L'attente lui donna l'occasion de repenser aux évènements de la veille. Avait-il raison d'aider Alphonse à s'échapper hors de portée des templiers pour qu'il réalise son ambition, et ce au risque qu'il devienne lui même recherché ? N'allait-il pas au devant du danger et à l'encontre de son caractère enclin à fuir au moindre signe de complications ? Alphonse était parvenu à lui dissimuler sa nature de mage suffisamment longtemps, il pourrait passer sous silence d'autres informations. Et s'il s'agissait d'un mage de sang que Sarevan aidait à s'enfuir plutôt qu'un apostat réactionnaire ?
Le garçon dissipa ces questions et ces doutes qui le tourmentaient. Peu importe la réalité des choses, il y avait de l'argent à se faire, apparemment plus en aidant Alphonse qu'en le livrant à l'Ordre. Et qui plus est, il n'avait même pas besoin de se salir les mains en tuant les templiers. Et ce n'était pas la première fois qu'il leur faisait un pied de nez, à ces boîtes de métal.

La fraîcheur du matin s'était rapidement transformé en cagnard et Sarevan remerciât le Créateur de lui avoir donner de l'ombre sur son promontoire alors que le soleil était à son zénith. Il trouvait assez étrange de n'avoir encore vu personne. Aux dires d'Alphonse, il avait fait une sortie fracassante du village et l'Ordre n'était pas réputé pour laisser filer un apostat sans réagir au quart de tour.
Le jeune elfe commençait à s'inquiéter lorsqu'il aperçut enfin un groupe qui sortait de Borion et commençait l’ascension de la Dorsale. A mesure qu'ils s'approchaient, Sarevan distingua une... Deux... Trois armures étincelantes de templiers en tête suivi d'un homme sans armure visible, peut-être un local qui leur servait de guide, menant un cheval de bât. Il fallait être dingue pour porter ce genre d'armure par cette température mais le groupe avançait quand même à un bon rythme, aussi Sarevan ne resta pas plus longtemps à observer sur son promontoire et s'esquiva aussi vite que possible vers la piste.

Arrivé là, il s'aperçut qu'il serait en ligne de vue directe du groupe s'il sortait sur le chemin. Ils étaient certes trop loin pour ne faire autre chose que le remarquer, silhouette longiligne, distante et indistincte, néanmoins Sarevan ne voulait pas prendre de risque et garder sa présence cachée. Aussi resta-t-il sous le couvert des arbres à progresser difficilement, parallèle à la route. Il profita d'une courbe pour retourner sur la piste quelques temps et éviter que les templiers ne gagnent trop de terrain sur lui.
Et c'est en jouant à ce jeu de chats et de souris qu'il dépassa l'embranchement pour aller à la mine d'abord, puis le passage dérobé qui menait à la clairière où lui et ses compagnons avaient passé la nuit, le précipice où il avait jeté les corps des bandits - il remarqua en grimaçant la trace rouge de sang séché là où l'un des têtes était venu s'exploser et espéra que ses poursuivants n'en ferait pas autant - et continua sur la pente. Il tâchait d'observer chaque fois que l'occasion se présentait pour déterminer lequel des trois templiers menait la bande, si la quatrième personne était effectivement un guide comme il était à craindre, jauger combien de matériel et de provision ils avaient emporté sur le cheval de bât... C'est ainsi qu'il comprit que l'entente ne régnait pas forcément dans le groupe. Apparemment, la rouquine était à la tête du blondinet à tête d'enclume et du brun à la gueule de croque-mort, et ce n'était pas de leur goût d'être dirigés par une femme. Sarevan était à ce moment là assez près pour entendre la voix féminine monter dans les aiguës, mais il ne parvenait pas à comprendre le sujet de leur dispute aussi accéléra-t-il l'allure pendant qu'ils étaient occupés à se bouffer le nez.

A présent qu'il s'enfonçait un peu plus sur la Dorsale, le sentier se faisait de plus en plus sinueux et accidenté, ce qui lui permettait de rester à découvert et de progresser normalement, et de rattraper, puis de rallonger la distance perdue entre lui et les templiers.

L'elfe ne savait pas exactement combien de temps il devait continuer comme ça jusqu'à retrouver Kal' mais il pensait bien devoir marcher à ce rythme forcé tout le reste de la journée et même après la nuit tombée avant d'y parvenir. En tous cas, il pensait que le guerrier aurait fait subir un rythme à peu près identique à Alphonse pour le maintenir le plus loin possible de ses poursuivants mais il n'avait aucune certitude.



(HRP : le "brun à gueule de croque-mort" fait référence à la description physique de Kalten s'il finit par nous rejoindre, mais ça pourrait tout aussi bien être n'importe qui d'autre dans le cas contraire ! Very Happy)
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Meldond Soberg
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Mar 28 Fév - 20:11

Regardant la route très attentivement, je pris mille précautions pendant que je faisais zigzaguer ma jument dans le sentier rocailleux des montagnes.

Kal et moi avions engagé notre marche le matin même et malgré ma tentative d’engagement de conversation, le rythme et le parcours épuisant me mirent rapidement à bout de souffle et je dus économiser mon air pour la randonnée.

Ce fut donc un lourd silence qui fit office d’hôte pendant une bonne partie du trajet. Situation qui me mettait on ne peut plus mal à l’aise, car j’étais toujours intimidé par le gigantesque guerrier marginal et froid qui ne faisait pas d’effort pour me rassurer. Quoique j’aurais été bien en peine de lui répliquer dans le moment.

Nous suivîmes ses indications à la lettre, parcourant les étendues grandioses de la Dorsale le long du chemin sur lequel j’étais avec Sarevan avant notre rencontre fortuite avec le vétéran. Les panoramas qui s’offraient à nous étaient ridiculement magnifiques, peu d’endroits dans Ferelden pouvaient se vanter de posséder une beauté comme celle-ci.

Ayant vécu en campagne en partie, je pouvais savourer à sa juste valeur ce paysage riche et époustouflant, malgré les remarques brèves et explicites de mon compagnon sur mes tendances contemplatives…

Après quelques longues et éreintantes heures de marches, nous atteignîmes la niche dont m’avait parlé le guerrier. Bien dissimuléE, je ne pus la repérer qu’avec l’aide du vétéran qui me la montra du doigt alors que nous nous en approchions. Une fois arrivé, il se permit un repos auquel même moi j’avais besoin, probablement plus que lui d’ailleurs et nous nous retrouvâmes assit à manger quelques rations pendant que je m’occupais de fournir de l’eau fraîche à tous.

Puis, sans cérémonie, il me rappela les éléments du trajet qu’il me restait à faire ainsi que les indications sur mon ordre d’actions avant de retourner sur ses pas pour rejoindre Sarevan sans doute. Cela dit, il ne se donna pas la peine de m’expliquer ses raisons et j’étais bien trop intimidé par sa pour lui demander quoi que ce soit.

Conséquemment je ne m’éternisai pas aussi. Je préférais de loin me dépêcher à remplir ma partie du plan, aussi banale et ennuyante puisse-t-elle être, et elle le fut. Je ne pouvais m’empêcher d’angoisser sur ce qui me guettait, sur ce que les templiers déploieraient pour me retrouver, de la gravité du danger dans lequel mes alliés du moment se jetaient en m’aidant, de la manière dont je pourrais réagir aux imprévus s’ils survenaient. Rien qui me laissa la conscience tranquille en fait et cette rumination rendit ma progression d’autant plus pénible.

Je m’arrêtai à quelques reprises pour me remémorer les paroles tout en me fiant à une des cartes que j’avais prises du Cercle, Il en existait sans doute des plus précises, mais à défaut de mieux, je savais au moins où je ne devais pas aller.

Sans la large silhouette comme indice de la vitesse à adopter, je ne pus m’empêcher de progresser un peu moins vite à comparer à ce matin et j’en payai le prix, car je n’arrivai face au frêne que vers la toute fin de l’après-midi. Le soleil était encore haut, mais j’étais persuadé que j’aurais pu être arrivé depuis belle lurette si je m’étais forcé un peu plus.

Sans ajouter de commentaires moralisants à ma conscience déjà bien chargée, je ne fis que tourner à gauche pour trouver la piste qui me mena à une seconde niche abritée des intempéries par une série de conifères assez touffus et donnant une vue parfaite sur la vallée à contrebas. Personne ne passerait inaperçu d’ici.

Satisfait, je préparai mes effets pour la nuit, retirant les sacoches de scelle, mon sac à dos, mon bâton et finalement retirant le mors et la scelle elle-même (avec autant de difficultés qu’hier…).

Alissa qui s’était très peu plainte de toute la journée me donna un léger coup de museau. Comprenant aisément ce
qu’elle désirait, je fis apparaître une nouvelle sphère d’eau qu’elle s’empressa d’engloutir.

Alors qu’elle s’abreuvait, je révisai mes sorts mentalement, m’assurant que je me souvenais de tout. N’ayant guère eu la chance de me pratiquer comme je le prévoyais hier à cause de la marche forcée que j’avais subie, je décidai de profiter des derniers rayons de soleil pour faire des essais pratiques. S’en souvenir était une étape, les exécuter en était une autre tout aussi importante!

Enfin, si jamais Alissa cessait de boire…

Cela prit quelques minutes, mais finalement elle repoussa sa tête pour commencer à brouter l’herbe qui poussait près de notre refuge. Avant de commencer, je pris la peine de l’attacher à un arbre sous lequel poussait suffisamment d’herbe pour la contenter.

Elle rechigna un peu, mais j’eus le dernier mot et je parvins à attacher sa longe autour du tronc.
Je souris en la regardant brouter paisiblement.

Chanceuse…

Au moins elle n’avait rien d’autre à s’inquiéter que de se nourrir et s’abreuver.
La laissant tranquille, je m’éloignai de la niche de quelques dizaines de mètres, retournant près du frêne duquel je voyais très bien la route par où j’étais venu.

Puis, je me mis à l’œuvre. Autour de moi, je fis apparaître divers glyphes. Les premiers en m’appliquant pour m’assurer de leurs exactitudes, puis une fois assurée de la forme, je tâchai d’en invoquer d’autres de plus en plus rapidement, mon talent en la matière ne me trahit pas, si bien qu’il ne me fallait que quelques instants pour en invoquer un.

Satisfait, je m’attaquai à l’école primaire, celle qui me serait sans doute plus utile. Cela dit j’allais devoir être prudent avec celle-ci, une roche invoquée par magie et projetée en pleine poire avait autant de chance de tuer qu’un vrai boulet de mangonneau! À la place de me pratiquer à manipuler des rochers, j’œuvrai à créer de petits séismes, suffisamment fort pour briser l’équilibre, mais sans qu’il soit trop exigeant pour moi de le garder actif.

La tâche fut plus ardue, mais après quelques minutes supplémentaires, j’arrivai à trouver le bon point d’équilibre. Je brisai le sort et dès que je sentis l’effet se terminer, je sentis nettement l’épuisement me gagner.

Je massai mes tempes pour combattre la sensation de fatigue. Ce n’était pas normal, généralement je pouvais supporter beaucoup plus cela… J’effectuai un nouveau sort fortifiant, me soulageant instantanément et me redonnant même quelques forces.

Je me massai les épaules en soupirant légèrement, si marcher me fatiguait à ce point, j’allais devoir ralentir l’allure…Je ne pourrai rien faire contre mes poursuivants sinon.

Ne voulant pas m’épuiser davantage et la soirée s’installant peu à peu, je préférai retourner à ma cachette pour préparer le campement et surveiller l’arrivée de mes comparses.
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Uldar
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Dim 4 Mar - 9:52

Uldar était en route pour rejoindre Sarevan, mais alors qu'il s'avançait à un rythme soutenu, il remarqua quelque chose d'étrange... Là, à côté de cet arbre, quelque chose n'allait pas. Il ne savait pas exactement quoi, mais son instinct lui indiquait que quelque chose clochait. Il inspecta lentement l'arbre, son tronc, ses racines et... Repéra une trace, une empreinte de botte à demi-effacée. Il continua de chercher quelques instants et trouva d'autres marques d'un passage récent. Un groupe, armé, mais sans formation...

Le soldat sortit sa gourde et but quelques gorgées en réfléchissant.

Sarevan avait-il repéré les traces de ce groupe ? Probablement pas. Il était certainement concentré sur le groupe de templiers et le groupe inconnu ne se déplaçait pas dans la même direction. Est-ce qu'il devait bifurquer pour enquêter ? Un changement de plans à la dernière seconde était bien souvent une très mauvaise idée. Mais ignorer des informations simplement parce que ça complique les choses...

Uldar rangea sa gourde et commença à traquer les traces laissées par le groupe.

Après quelques minutes, il tomba sur des traces plus fraîches. Visiblement, il était dans la bonne direction.

Cependant, il lui prit au moins une bonne heure avant d'en apprendre un peu plus sur le groupe qu'il suivait... En tombant dessus.

Le chemin accidenté qu'il avait suivi croisait une petite route, pas assez entretenue pour faire passer un chariot, mais malgré tout utilisée. Elle devait contourner les passages les plus pentus de la Dorsale...

Bordel. Une route, si près ? Voilà pourquoi une connaissance parfaite du terrain était nécessaire. Voilà qui n'allait pas arranger leurs affaires. Le guerrier ne fit pas un commentaire de plus devant le carnage devant lui.

La caravane comportait cinq chevaux, portant chacun deux anses pleines de biens. Uldar pouvait compter au moins quinze hommes, morts, sur le sol, empilés à coté des cadavres de leurs montures. La plupart étaient visiblement des mercenaires, engagés pour protéger la caravane, d'autres de simple marchands, incapables de manier une arme correctement. Les bandits ne les avaient pas épargnés pour autant. Il y avait au moins dix bandits devant lui, occupés à finir de piller ce qui restait de la caravane. Trop peu. Uldar ne voyait pas de bandits morts, et aucun groupe de voleurs ne lancerait l'assaut en infériorité numérique. Il s'agissait d'un grand groupe... Une trentaine de personnes au grand minimum et le double ne serait pas surprenant. Un groupe aussi imposant, si près d'une ville ? Non, qu'autant de bandits se soient rassemblés sous la même bannière est déjà une indication suffisante que leur chef n'est pas n'importe qui... Ce qui veut dire qu'il ne ferait jamais l'erreur de laisser cet endroit sans surveillance alors qu'une partie de ses hommes y est toujours.

...

Lyus contrôlait sa respiration, collé à un arbre, à moitié dissimulé par la végétation, il surveillait le guerrier solitaire qui avait eu la malchance de tomber sur le lieu de l'attaque. Manque de bol. Mais pour lui ou pour nous ? Le bandit secoua vigoureusement la tête, chassant le mauvais sentiment qui menaçait de le submerger. Il se concentra sur ce qu'il avait à faire. C'est-à-dire éliminer la menace. Mais justement, comment devait-il s'y prendre ? Il avait un arc court, il pouvait essayer de l'abattre... Mais son angle de vue n'était pas terrible, et si jamais il le ratait... Lyus sentit un long frisson lui courir le long du dos. Il était tombé sur le guerrier par hasard et l'avait suivi sur quelques dizaines de mètres alors il avait une idée assez nette de qui il avait à faire. Un tueur. Un tueur se déplaçant avec aisance sur ce terrain difficile, à la démarche silencieuse et animale malgré le poids de l'armure qu'il portait, aux instincts acérés, ne manquant jamais de tourner la tête et de repérer la moindre source de bruit... Si jamais il tirait, Lyus était persuadé que cet homme repérerait immédiatement le source du bruit et l'intercepterait avant qu'il n'ait eu le temps de tirer une seconde fois... S'il n'arrivait pas à le tuer du premier coup, il mourrait à coup sur. Pire, il n'avait pas son arc en main présentement, l'ayant rangé dans son carquois un peu plus tôt pour faciliter ses déplacements. Est-ce qu'il pourrait le sortir, l'armer et viser sans le plus petit bruit ? Impossible. Il était certain de trahir sa présence à un moment où à un autre... Est-ce qu'il devait alerter les autres ? Le guerrier n'avait aucune chance à plus de dix contre un... Non, à exactement dix contre un. A l'instant où il appellerait les autres, il donnerait sa position, se condamnant à une mort certaine. Mais s'il reculait, il perdrait la trace du guerrier, qui pouvait tout aussi bien décider de partir et d'avertir la garde de la ville... Le Chef ne serait pas clément. Non, certainement pas.

Le bandit se mordit la lèvre, il était coincé.

C'est alors qu'il vit très clairement le regard du guerrier se tourner vers lui.

Il poussa un cri de terreur et se mit à courir comme un dératé vers ses alliés, manquant de peu de se faire tirer dessus par un bandit un peu trop nerveux. Reith, le plus vieux, s'approcha de lui, prêt à lui demander ce qui se passait, et à le morigéner s'il trouvait sa réaction injustifiée quand le Kal' sortit du couvert des arbres, l'épée au clair.

Immédiatement, les bandits dégainèrent à leur tour, les plus nerveux et les plus idiots se moquant de la terreur qui s'était emparé de Lyus.

Trois bandits encochèrent une flèche, prêts à se débarrasser de la nuisance.

Reith, deux haches à poignée courte dans les mains, nota le comportement étrange du guerrier. Il s'était avancé sans peur vers eux, puis s'était arrêté, avant de se gratter le menton, semblant réfléchir. Puis, il hocha la tête deux fois, comme satisfait. Les archers tendirent leurs bras, préparant leur tir, alors qu'Uldar soupirait, lentement, relâchant ses muscles...

"ALALALAI !!!"

L'antique cri de guerre, hurlé à plein poumons causa un tremblement irrépressible dans tout le corps des bandits, ce qui eut un effet dévastateur, figeant les combattants sur place et faisant rater leurs tirs aux archers. L'écho du cri de guerre accompagna la charge du guerrier aux cheveux noirs, qui réduisit en quelques instants la distance qui le séparait du groupe de bandits.

Reith, qui avait pris une position de combat, hésita un instant à charger le guerrier à son tour. D'un côté, il voulait éviter que le moral dans ses rangs chute, et s'il fallait tuer ce type, autant le faire aussi vite que possible, mais il tenait également à sa vie. Cette hésitation très compréhensible eut pour effet immédiat de coûter la vie à un de ses compagnons.

Attaquer en premier était considéré par beaucoup de maître épéistes comme le meilleur mouvement qu'il était possible d'effectuer. En étant le premier à frapper, on avait de bonnes chances de tuer ou de blesser son adversaire, réduisant ses capacités combatives, avant même qu'il n'ait le temps d'agir. Malheureusement pour le bandit qui avait eu le courage de s'avancer pour arrêter la charge du guerrier solitaire, l'épée bâtarde de Kal' était parfaite pour ça.

Kal' ramena son arme contre son flanc, jaugea la distance et, sans s'arrêter, sans freiner son élan, il asséna un terrible coup horizontal qui brisa l'arme du bandit, passa à travers son armure légère et ses côtes avant de ressortir par son autre flanc.

Profitant de l'inertie de son premier coup et de l'avantage psychologique d'avoir pris le premier sang, il se jeta immédiatement sur une seconde cible, passant au-dessus d'un cadavre de mercenaire et abattant son arme en un puissant coup vertical, qui fut bloqué in extremis par les deux dagues courbes du bandit. Malheureusement, ces armes n'étaient pas faites pour bloquer des armes aussi imposantes que celle de Kal' et les deux larmes se brisèrent, la lame acérée du guerrier traçant un sillon écarlate au niveau de la clavicule du bandit. Mais le guerrier ne s'arrêta pas là, avec une expiration brusque, il enchaîna immédiatement avec un second coup, qui trancha nettement l'aine du bandit, qui s'écroula en hurlant.

Uldar reprit son souffle et s'avança lentement, évitant les cadavres sur son chemin, vers le gros des troupes ennemies.

Reith grinça des dents, jetant des regards inquiets autour de lui. Ses hommes étaient sur le point d'être démoralisés... S'il ne faisait pas quelque chose tout de suite, la moitié n'hésiterait pas à s'enfuir et il devrait abandonner une partie du butin ici... Le Chef veillerait à ce que sa part du butin soit réduite en conséquence... S'il ne l'exécutait pas sur le champ pour s'être fait mettre en déroute par un seul guerrier... Reith entendait déjà les récriminations de son chef... Ce qui lui donna une excellente idée.

Il hurla un ordre aux archers, qui semblèrent soudain se réveiller et commencèrent à tirer à volonté sur Kal'. Les premiers tirs ratèrent leur cible, mais le guerrier leur fit la faveur de ne pas bouger et les archers purent ajuster leur visée, réussissant enfin à le toucher !

Kal' chancela, une flèche plantée au niveau de son plastron.

Il continua d'avancer lentement, sous le feu nourri et le rire incrédule de la plupart des bandits, bientôt, une, puis deux, puis trois flèches vinrent se planter dans sa chair.

Reith soupira de soulagement, finalement, ce n'était qu'un abruti sachant juste un peu se servir de...

La seconde charge de Kal' les prirent presque tous au dépourvu. Une charge silencieuse, rapide, directe, qui ne leur laissa pas le temps de se remettre en position de garde.

Reith crut sa dernière heure arrivée alors que le guerrier aux cheveux noirs lui fonçait dessus, mais à la dernière seconde, il bifurqua, préférant planter son épée dans la chair d'un archer, puis d'un deuxième, il esquiva la contre-attaque d'un des bandits d'un mouvement leste, tourna sur lui-même et lui asséna un coup de poing violent sur la nuque, avant de continuer sa charge, comme si son assaillant était devenu invisible. Il rattrapa sans mal les deux bandits tremblants du dernier rang qui avaient lâché leurs armes et s'étaient mis à fuir. Il ne leur laissa pas le loisir de se retourner et les tua de deux coups rapides dans le dos. L'un d'eux était Lyus.

Ayant dépassé la plupart des combattants, il se retourna alors que le dernier archer décochait une flèche en sa direction. D'un pas sur le côté, Kal' évita l'attaque.

Reith fit un pas en avant. Prêt à en découdre. Alors que Kal' s'avançait lentement vers les bandits survivants, esquivant à la dernière seconde les tirs pourtant précis de l'archer. Le reste des bandits vint rejoindre Reith, les armes prêtes, et la fureur aux tripes.

A vrai dire, en cet instant, le vieux bandit pourrait presque remercier le bandit inconnu. Il avait mal choisi se cibles. Les six crétins qu'il avait pris le temps de tuer étaient les plus inexpérimentés et les plus lâches. Ils n'auraient rien valu en combat de toute manière. Et en ce comportant ainsi, il s'était fatigué alors que les survivants avaient pu s'habituer à sa vitesse et à sa technique. En plus, les survivants étaient prêts à tout pour venger leurs camarades. Non, vraiment, il n'avait même pas baissé leur potentiel combatif, même s'il ne s'en était fallu de peu...

Un instant...

Une pensée malsaine vint à l'esprit de Reith alors que Kal' démontrait une fois plus qu'il était tout à fait capable d'éviter des flèches à cette distance, et que l'archer lâchait son arc au profit d'une épée longue.

C'était prémédité ? Il avait fait exprès de ne pas briser leur moral ? Il avait choisi volontairement les lâches qui se seraient enfuis dès que les choses se seraient corsées ? Son but n'était pas de les vaincre. Non. C'était une extermination. Il n'hésiterait pas à baisser ses chances de s'en sortir indemne en échange de la certitude qu'aucun ennemi ne parviendrait à fuir.

Reith se mordit la langue. Il ne lui restait plus beaucoup de choix. Fuir n'était pas une option. Il lui restait quatre hommes. Elgul, à l'épée longue, Folos, un grand gaillard utilisant une lourde hache, Doleoth, qui utilisait une double-épée, et Sumir, celui qui s'était pris le coup au niveau de la nuque, maniant un sabre. Normalement, ça devrait suffire. Alors que Kal' finissait son approche, se retenant cette fois-ci de charger, Reith donna ses instructions. Doleoth Sumir et lui-même n'avaient aucune chance de pouvoir bloquer les coups dévastateurs du guerrier au regard sombre, laissant cette tâche aux autres, leur rôle seraient de l'encercler et, dans le cas de Folos, d'utiliser sa portée pour restreindre les mouvements de leur ennemi.

Cinq contre un. Peu importe que ce soit un maître épéiste, s'ils parvenaient à l'encercler, il finiraient par le tuer.

Soudain, Folos fit un pas en avant, le guerrier venait de passer à portée de son arme. Il ne perdit pas une seconde et banda tous ses muscles, plaçant tout son poids dans son coup, qui fila vers le visage du guerrier, fendant l'air avec un bruit impressionnant.

A cet instant, Elgul, Sumir et Doleoth s'élancèrent en avant, commençant l'encerclement.

Reith retarda un peu son mouvement, pour pouvoir réagir immédiatement à l'action du guerrier.

Un bruit sourd lui déchira les oreilles, alors que la larme lourde du guerrier rencontrait celle de Folos et la repoussait, faisant perdre temporairement l'équilibre au bandit. Une sueur froide coula sur le front des survivants alors qu'ils se rendaient soudain compte de l'aura de puissance qui s'échappait du guerrier, qui n'était en rien ralenti par les flèches qui s'étaient plantées dans son armure et qui n'était pas le moins du monde à bout de souffle, après avoir tué tant de gens. Le regard de Kal' s'assombrit encore plus alors que son aura s'emplissait d'énergie meurtrière. En un instant, il fut dans la garde de Folos, lui assénant un coup latéral qui lui arracha son plastron. C'était loin d'être suffisant pour le mettre à terre, évidemment, mais, avec un long grognement grave, il continua son assaut, le repoussant à chaque coups, d'abord, il lui coupa quelques doigts, puis brisa la hampe de sa hache comme une brindille, puis sa lame perça sa chair, avant de trancher les os avec un coup ample qui repoussa l'attaque d'Elgul, qui s'était précipité pour planter sa lame dans le dos du guerrier honni. Le même bruit sourd, et sa lame fut également repoussée, mais il ne s'arrêta pas là, hurlant à son tour, il enchaîna les attaques de taille, bientôt rejoint par Sumir, ensemble, leurs attaques résonnèrent contre la lame rapide de leur adversaire, mais, ne parvenant pas à le faire reculer, ils n'arrivèrent pas à l'encercler, leurs muscles leur faisait mal, ils étaient à bout de souffle, mais ils continuaient à attaquer sans interruption, encore et encore, parvenant tout juste à dévier la lame mortelle, alors que leur ennemi ne semblait pas le moins du monde avoir du mal à tenir la cadence... Sumir se sentait prêt à flancher quand soudain, abandonnant toute défense, Kal' se jeta sur Elgul, prenant à peine la peine de protéger son visage de son gantelet, bloquant la contre-attaque frénétique d'Elgul et lui enfonçant sa lame dans la poitrine avec un puissant coup d'estoc. Sumir bondit presque littéralement sur l'occasion, alors que Kal' retirait sa lame, il arma son coup et visa la haut du cou dénudé du guerrier, qui se retourna au dernier moment, essayant de bloquer avec son gantelet... Perdu d'avance ! Cela ne suffirait jamais à bloquer totalement le coup. Alors le bandit ne put cacher sa surprise quand sa lame se brisa avec un bruit métallique sur le gantelet d'Uldar, refusant de croire que sa lame ait pu être endommagée par si peu d'échanges de coups, il regarda, hébété, son arme, alors que la lame intacte du guerrier vint le prendre en plein cou, le décapitant.

Doleoth, qui avait regardé la scène à bonne distance, s'approcha alors. Qu'est-ce qu'il fout, se demandait Reith. Pourquoi ne s'était-il pas jeté sur l'occasion ? Pourquoi commençait-il à déblatérer des conneries sur l'honneur ? Pourquoi donnait-il le titre de maître de l'épée à son adversaire ? Pourquoi demandait-il un duel ? Pourquoi le guerrier sans nom acceptait ? Qu'est-ce que c'était que ces conneries ? Il devait être devenu fou. Doleoth était bon, très bon, en tant qu'épéiste, mais il était complètement fou de laisser sa fierté l'aveugler à ce point. Ils eurent même le cran de se saluer comme deux chevaliers, non mais ils se croyaient où ?

Pourtant, Reith eut du mal à ne pas lâcher ses armes quand ils commencèrent leur affrontement. Doleoth était d'une vitesse impressionnante et presque chacun de ses coups trouvait l'armure du guerrier, qui, en retour ne trouvait que les lames du bandit, n'arrivant pas à percer sa défense. C'était la première fois que le guerrier semblait avoir trouvé son égal, non, meilleur que lui. Mais, les coups de Doleoth ne trouvèrent jamais la chair de Kal'Athas, alors que chaque assaut de se dernier se rapprochait dangereusement de la chair du bandit. Ce dernier faisait preuve d'un courage insensé, chaque coup qu'il déviait de justesse pouvait signifier sa mort, et son adversaire accélérait, encore et encore, se contentant de parer les coups dangereux, et laissant le reste à son armure. Doleoth utilisa un coup particulièrement violent de son adversaire pour sauter en arrière et reprendre son souffle. Dommage. C'était dommage. Bien sûr que même s'il était plus rapide que le guerrier aux cheveux noirs, dans la situation actuelle où il pouvait se concentrer sur l'attaque sans avoir trop à se préoccuper de la défense, il finirait par l'avoir. C'était une conséquence logique de la différence entre leurs équipements respectifs et leurs moyens défense. Le moindre coup du guerrier signifierait sa mort ou presque, alors qu'il faudrait un coup exceptionnellement puissant ou, particulièrement précis de sa part pour qu'il n'arrive ne serait-ce qu'à le blesser. Bah, se lamenter sur son sort ne ferait pas avancer les choses, il devrait bien trouver un moyen.

Le guerrier repassa à l'attaque et, alors que leur échange reprenait de plus belle, Doleoth fut tellement surpris qu'il faillit rater une parade et mourir, littéralement, de joie. Le guerrier sans nom se défendait, n'utilisant plus son armure comme il le faisait auparavant. Lui aussi, trouvait-il, que c'était dommage que l'issue de leur affrontement se résolve à une différence entre leur équipement et non leur talent à l'épée ? Doleoth n'en avait aucune idée, mais il le remerciait du plus profond de son âme. Empli d'allégresse, il insuffla une vigueur nouvelle à ses attaques, de la finesse, de la subtilité et de l'énergie tout court. Ses lames dansaient, repoussées et repoussant la lame adverse dans un ballet mortel, frénétique, de plus en plus effréné, alors que les deux guerriers dévoilaient leurs bottes, leurs meilleurs coups, la quintessence de leur art.

Doleoth n'eut pas le temps de voir la mort venir. Alors qu'il se voyait parer un coup mortel et répondre par le sien, la lame s'enfonça dans son coeur, faisant taire toute parade et riposte.

Reith fut le seul, spectateur involontaire du duel, à comprendre ce qui s'était passé. En fait, le duel s'était décidé au coup précédent, alors qu'une parade, qui semblait identique en touts points aux précédentes, avait dévié l'attaque adverse plus que les fois précédentes, sans qu'elle n'ait, elle-même, été plus amples que les précédentes, non, elle avait été même plus concise. Mais la manière dont elle avait frappé la lame avait été totalement différente, et avait produit un son bien plus grave que les précédentes. Qu'est-ce qui rendait cette parade exceptionnelle ? Qu'est-ce qui avait changé dans la manière de frapper la lame adverse ? Il n'en savait rien. Par contre, contrairement à Doleoth, il savait pourquoi le guerrier avait accepté le duel.

Alors que le guerrier s'avançait vers lui, il prit à son tour une position de combat. Kal' s'avança vers lui sans se presser. Oui, il avait accepté ce duel car il n'avait plus besoin de se presser, Reith en avait la certitude.

Les yeux du guerrier ne trahissait aucune émotion. Il leva son arme.

Reith se prépara à parer.

En vain.

Depuis le début de l'affrontement, il n'avait pas réussi à réunir le courage suffisant pour bouger.

...

Uldar essuya sa lame et rengaina. Il n'aimait pas les morts inutiles, mais le combat était inévitable. Il avait été repéré et il aurait mis le reste du groupe en trop grand danger s'il avait essayé de les rejoindre poursuivi par une dizaine de bandits. Il devait régler le problème immédiatement. Sans laisser de survivants. D'après son estimation, les Templiers et même les membres de son groupe étaient trop éloignés pour entendre son cri de guerre et les autres bandits avaient déjà dû retourner à leur campement.

Il se remit alors en route, faisant deux pauses à divers moments pour vérifier que cette fois il n'était pas suivi et se mit sur la piste pour rejoindre Sarevan, ou, s'il ne parvenait pas à le retrouver, espionner directement les Templiers.
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Mer 14 Mar - 22:36

Sarevan continuait toujours sur la piste de moins en moins entretenue à mesure qu'il s'enfonçait plus haut sur la Dorsale du Givre.
Il avait bien devancé le groupe de templiers. Lorsqu'une trouée dans les rochers et les sapins se présentait, il ne distinguait que de petits points noirs mouvants loin en contrebas. Mais c'était encore loin d'être suffisant.

Son ventre lui rappela brusquement qu'il n'avait rien avaler depuis son petit déjeuner frugal avant l'aube. Aussi sortit-il prestement quelques lamelles de viande séchée qu'il engloutit tout en marchant au même rythme. Jon aurait désapprouvé ce genre de conditions pour un repas, cela lui en aurait retourné l'estomac et on l'aurait entendu se plaindre de sa mauvaise digestion toute la journée. Sarevan sourit en repensant à son compagnon d'infortune. Kirkwall paraissait tellement loin à présent.

Un bruit insolite lui fit lever précipitamment le regard de la piste. Quelqu'un descendait juste derrière le tournant. Sarevan pensa tout de suite à Kal', mais on était jamais trop prudent. Il se dissimula donc rapidement à l'ombre d'un pin qui bordait le sentier.
Comme il s'y attendait plus ou moins, le jeune elfe vit le guerrier revêtu de son armure, épée au côté, descendre la pente de son pas cadencé. Il le repéra aussitôt et posa sur lui son regard perçant.

Comment il faisait pour toujours savoir où se trouvait Sarevan ? Ce dernier n'en avait aucune idée, mais cette facilité déconcertante avec laquelle il le repérait apparemment du premier coup d'oeil lorsque le jeune elfe faisait de son mieux pour se dissimuler blessait quelque peu son orgueil. Il n'avait jamais éprouvé la moindre difficulté pour se dérober à la vue de n'importe quel poursuivant et passer inaperçu au milieu d'une foule. Même Jon s'avouait vaincu lors de ces entraînements, s’apparentant en de nombreux points à d'ingénieuses parties de cache-cache où les lames cueillaient parfois la chair des perdants.
Peut-être était-ce parce qu'il était hors de son élément naturel, loin des rues pavées ou des ruelles sinueuses en terre battue, des étals odorants ou couverts de tentures, des assemblages disparates de maisons, d'hôtels particuliers, de tavernes ou autres bouges.
Non, il ne pouvait croire que tout son talent s'était envolé simplement à cause du changement d'environnement. Certes cela le désavantageait mais à aucun moment les templiers ne s'étaient aperçu de sa filature au devant d'eux. N'était-ce pas la preuve de ses capacités ?
Sarevan rangea ce fait à côté du sentiment de malaise que lui inspirait le guerrier, composant l’énigme qu'il lui inspirait progressivement.

Le jeune elfe sortit du couvert et ils se remirent tout deux en route sans un mot.
Du coin de l'oeil, il remarqua des impacts sur l'armure de Kal' qu'il savait s'être produits depuis peu pour avoir eu l'occasion de le voir lustrer le plastron la veille au soir.
Sarevan fut soudain prit d'un sentiment d'épouvante. Et si ses doutes, ses pires pensées au sujet du guerrier s'étaient réalisés ? Très vite cependant, il comprit qu'il s'agissait d'impacts de flèches et le jeune elfe doutait très fortement que leur apostat se serait défendu avec un arc face à une attaque inopinée du guerrier.

"Vous avez eu des ennuis ? Alphonse est en sécurité ?" demanda-t-il d'un ton neutre.

Kal' lui raconta sobrement son incartade avec les bandits, partageant ses conclusions sur la nature plus importante du groupe et d'éventuelles escarmouches plus loin sur le chemin et le rassurant quant à la condition actuelle du mage.
Sitôt qu'il eut finit d'exposer ces faits, ils passèrent près des traces qui avaient précédemment mené Kal' sur les lieux de l'assaut.
Effectivement, elles n'étaient pas là lorsque Sarevan était descendu le matin. Et il n'avait entendu aucun bruit indiquant que l'attaque des marchands avait eu lieu alors qu'il passait à côté.

"Vous n'avez pas l'air blessé... Vous n'êtes pas blessé, n'est ce pas ?" Une pointe d'inquiétude perçait dans sa voix. Il avait beau se méfier de Kal', il fallait avouer qu'il était un sacré atout qu'il valait mieux avoir avec soi que contre soi, et savoir cet atout... escamoché le dérangeait. Une toute petite part de son être réagissait également par empathie face à la douleur, ce qui le dérangea encore plus lorsqu'il s'en rendit compte, aussi se racla-t-il la gorge bruyamment, sans laisser le temps à Kal' de répondre.

"Je veux dire..." reprit-il sur un ton plus ferme, plus sûr de lui. "Non, vous n'avez pas l'air blessé. Vous avez eu de la chance. Je suppose que vous pouvez remercier votre armure..."

Le guerrier commença à expliquer quelques unes des ficelles de la tactique qui lui avait permis de prendre le dessus malgré l'énorme désavantage numérique, et qui se basait principalement sur l'effet psychologique...

"Oh la barbe !" Sarevan interrompit sans façon. "Montrez donc vos talents de tacticiens à Alphonse pour qu'il puisse baver si ça vous chante. Faites étalage de votre puissance si ça vous fait tripper. Mais épargnez moi autant que possible vos discours interminables ! Je risquerai de m'endormir en marchant..." Un sourire narquois étira ses lèvres. "Quoi que, si je tombais et dévalais la montagne jusqu'à faucher les templiers au passage, sûrement penserez vous à dire qu'il s'agissait là d'une fameuse tactique !" Il ne put s'empêcher éclater de rire en s'imaginant la scène, représentant un Kal' vantard et un Alphonse ébaubis. Sa voix se coinça dans sa gorge lorsqu'il comprit que la montagne répercutait l'écho de sa bonne humeur. Il craignit que les templiers percevraient le son et en déduirait leur présence. Malheureusement, la voie derrière eux n'offrait aucune visibilité qui lui permettrait d'en avoir le coeur net.

Sarevan jura doucement avant d'accélérer le rythme. Il défia le guerrier de faire la moindre remarque en le fustigeant d'un regard noir.

Après quelques minutes d'un silence appuyé, le jeune elfe se décida à faire part de ses observations sur le groupe de templiers et l'homme les accompagnant. Il s'en tint au strict minimum, restant factuel dans ses descriptions et ses remarques. Une fois qu'il eut finit, il se renfrognât. Il savait ce qui allait suivre, il avait au moins compris cela du guerrier : il allait exposer dans les moindres détails ce qu'il pensait être la bonne marche à suivre, partageant l'étendue de son savoir de tacticien.

"Laissez-moi vous dire..." tenta-t-il en guise de mesure préventive. "J'ai toujours suivi mon instinct pour agir. Vous aurez beau me donner les meilleures instructions qui soient et qui m'assureront les meilleures chances de survie, je risque de les envoyer valdinguer dès qu'on sera dans le feu de l'action pour écouter mon plus fidèle conseiller. Alors, mieux vaut qu'on ait un plan pour ne pas entrer dans le feu de l'action si vous voulez que tout se déroule comme prévu." Il renifla de manière sonore avant de reprendre avec morgue. "Il est vrai que je n'ai pas votre expérience, mais si je puis me permettre de suggérer qu'on attende la nuit tombée. Je pourrais essayer de me glisser dans leur camp une fois qu'ils sont endormis, m'emparer du phylactère et repartir ni vu ni connu tandis que vous resteriez à proximité pour me couvrir si les choses se gâtent." Puis, sur un ton plus sérieux, il rajouta : "S'ils dorment à tour de rôle, j'espère pouvoir compter sur vous pour neutraliser la sentinelle. Et rappelez-vous, pas d'effusion de sang."

Ils arrivèrent alors à un embranchement bordé d'un grand frêne. Sarevan laissa Kal' le guider silencieusement, restant vigilant quant à la présence de nouvelles traces indiquant le passage des bandits.
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Ven 16 Mar - 1:41

Le guerrier laissa silencieusement Sarevan vider son sac, ne prenant même pas la peine de froncer les sourcils devant l'impair sonore de ce dernier.

Principalement parce qu'il n'en avait pas grand chose à faire.

Il aurait pu se creuser la tête, chercher à savoir si l'elfe était juste nerveux avant l'escarmouche avec les templiers, ou s'il était allergique aux leçons de tactique, ou s'il faisait juste preuve d'immaturité, ou s'il était blessé, pour une raison ou une autre, par son ignorance et qu'il la lui rappelait constamment, bien qu'involontairement.

Mais c'était quelques secondes de réflexion que le guerrier n'était pas prêt à accorder à un sujet aussi futile.

Il se contenta de guider l'elfe pendant un moment, avant de faire une petite pause, ayant marché vite et longtemps. Heureusement, ils avaient parcouru une bonne distance. Une rasade d'eau et quelques flèches délogées de son armure plus tard, il fit signe à l'elfe de reprendre la route, le guidant en silence là où Alphonse les attendait.

Là, il prit le temps de s'asseoir près du feu.

Il leva une main à l'attention de Sarevan, lui demandant gentiment de le laisser commencer.

"Quelques détails, avant d'écouter ce que Sarevan a appris lors de sa reconnaissance. Un, il y a un groupe d'au moins vingt bandits, possiblement bien plus, qui infestent la région. Cinquante ne serait pas un nombre absurde. C'est trop, surtout si près d'une ville, leur chef doit avoir... Quelque chose de particulier. Deux, je n'ai pas eu le choix et j'ai eu à en tuer une dizaine, j'ai déduit les morts dans les nombres que je vous ai donné. A ce sujet, puisque ça aura un impact sur le reste de la résolution de la situation, il semblerait qu'il y ait eu une méprise. Je déteste plus que tout les effusions de sang stériles. Je ne dégaine que quand j'ai la certitude de pouvoir vaincre mon ennemi. Si j'avais pensé avoir de bonnes chances de pouvoir m'enfuir sans alerter les bandits et causer une course-poursuite qui aurait risqué de les mettre sur la trace de Sarevan, ou des Templiers, j'aurai fui sans le plus petit remords. C'est uniquement parce que je n'avais pas cette option que j'ai du me résoudre à les tuer. Sans survivants, de sorte à désamorcer la situation autant que possible. Cette possibilité n'existe pas avec les Templiers. Et puisque nous ne voulons pas les voir mourir, les faire tomber sur les brigands n'est pas avisé. Sarevan a d'ailleurs noté que mes réflexions sur la meilleure stratégie à suivre l'ennuyaient au plus haut point et étaient d'une inutilité totale. Donc, pour enterrer définitivement le sujet, la seule et unique tactique qui m'était venue à l'esprit était de nous faire capturer, Alphonse et moi -après tout, il est possibles qu'ils sachent qu'Alphonse aie reçu de l'aide, mais il est hautement improbable qu'ils aient une description de Sarevan- pour leur faire baisser leur garde, et sur le chemin du retour, Sarevan aurait facilement pu dérober le phylactère et nous aider à fuir. Donc, voilà à quoi je pensais l'autre nuit. Mais n'en parlons plus. Sur ce, Sarevan je crois que vous avez un rapport à faire à Alphonse. Et je serai curieux de savoir ce que votre instinct vous conseille comme marche à suivre dans ce cas. Et comptez plus sur Alphonse que sur moi pour vous débarrasser de la sentinelle des Templiers si vous comptez exécuter l'opération nocturne dont vous m'avez parlé. Les armes à distance ne sont pas mon fort, et les armures lourdes ne sont pas parfaites pour se débarrasser silencieusement des sentinelles."


Le guerrier haussa les épaules et se mit à la maintenance de son armure, ayant dit ce qu'il avait à dire. Et toujours de son ton affreusement neutre. Il était pressé de s'occuper de ses armes et de son armure, elles avaient pris quelques coups dans l'affrontement et il n'était pas du genre à remettre les choses à demain. Surtout avec l'équipement dont sa vie dépendait.

Il attendit religieusement que ses compagnons prennent la parole.
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Meldond Soberg
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MessageSujet: Re: Que la partie commence!   Jeu 22 Mar - 6:23

La soirée avait été longue, sans rien pour me distraire autre que préparer le campement, ce qui fut fait rapidement. Je réussit à combler le temps comme je pus avec mon, « De la composition et de l’exploration des effets des glyphes », un traité de magie de création que j’avais rédigé du temps de mon enseignement au cercle. Je l’avais apporté ainsi que plusieurs autres petits bijoux de la bibliothèque de la tour par simple narcissisme de vouloir conserver mes propres œuvres ou d’enrichir mes connaissances. Cela dit, lire ses propres mots pouvait être d’un ennui...

Je m’étais installé contre l’un des conifères pour lire tout en jetant de fréquents regards en contrebas, tant pour surveiller mes compagnons que pour me changer les idées.

Puis enfin, alors que le soleil ne produisait plus qu’un halo rougeâtre autour des cimes élevées de la Dorsale je distinguai deux silhouettes qui s’avançaient le long du semblant de route. Malgré la noirceur grandissante, le contraste de taille entre les deux et la démarche familière de la plus grande raffermit ma conviction qu’il s’agissait bien de mes deux compagnons.

Je ne pus m’empêcher de sourire d’anticipation, avoir de la compagnie serait plus que bienvenue et sans que ce soit réellement nécessaire, je me levai pour faire le tour du campement pour m’assurer que tout était en ordre.

Il ne leur fallut que quelques minutes supplémentaires pour arriver à l’intérieur de la corniche abritée où un feu modeste, mais réconfortant les attendait. Entre temps j’avais humecté la viande séchée pour la rendre moins dure tout en sortant un reste de miche de pain maintenant durcie.

C’était peu, mais c’était mieux que d’avoir le ventre vide. Au pire des cas, un petit sort fortifiant complèterait le manque.

Je les accueillis avec bonne humeur en les laissant s’installer, les deux semblaient légèrement éreintés après avoir marché ainsi toute la journée dans les reliefs tortueux de la chaîne de montagnes. La vallée s’étalant plus bas par où nous étions venus était plus douce que certains passages, mais cela n’empêchait pas l’épuisement de s’insinuer après une aussi longue montée.

Kal s’étendit lourdement près du feu en faisant un signe à Sarevan qui un peu plus loin préparait toujours ses effets pour la nuit.

Je ne compris pas ce qu’il insinuait jusqu’à ce qu’il enchaîne d’une longue tirade m’informant de sa journée.

C’était loin de tout ce que j’avais pu anticiper…

Maintenant des brigands! Par tous les saints, et par Andraste, comme si nous avions besoin d’une troupe de brigands aux trousses maintenant…

Je ne cachai pas mon désarroi et ma surprise alors qu’il dévoilait les détails de l’opération, expliquant le peu de choix qui s’était présenté à lui et la nécessité de se débarrasser de cette troupe. Mais je sentis mon sang se glacer lorsqu’il parla de la possibilité que les templiers tombent sur ces derniers. Nous ne pouvions les laisser être attaqué par une troupe de l’envergure de celle que Kal supposait, ils finiraient hachés menu et de nouveau, il ne leur faudrait pas chercher trop loin pour penser que je sois le responsable par quelques obscures raisons sans fondements.

Malgré mes réflexions je ne répliquai pas, préférant laisser le vétéran terminer.

Ce qui suivi ne me rassura guère, son plan de nous laisser capturer était des plus hasardeux, pour ce qu’on en savait, il se pourrait très bien que nous n’ayons même pas le luxe de nous faire capturer avant d’être promptement mit au silence.

Il solda le tout en ripostant subtilement à la franchise dont le jeune elfe avait fait preuve plus tôt et dont il avait fait part dans son monologue en l’intimant à raconter ce qu’il avait vu.

Avant qu’il ne puisse commencer cela dit, je ne pus m’empêcher de mettre une chose au clair.

-Je serai franc Kal, il est hors de question que nous nous laissions capturer ou rattraper par ces templiers, à moins que nous soyons prêts à le recevoir. Je n’ai pas fui pendant des semaines pour prendre le risque de me laisser prendre sans rien faire. Aussi compétent que soit Sarevan, je ne crois pas que d’essayer de fuir le camp subtilement après nous avoir délivrés fonctionne. Et dans l’éventualité où ça ne fonctionne pas, ni moi, ni Sarevan ne pourrons faire grand-chose et vous-même avez dit que vous n’aurez pas la partie facile.

Bon tu dis ça, mais il a quand même tué dix personnes à lui seul… c’est à se demander s’il ne joue pas le faux modeste. M'ajoutais-je ironiquement.

-Nous pourrions les attendre ici, ça nous laissera la chance de préparer un plan si nous les voyons venir. D’ici avec les conifères proches de la corniche il faudrait être un pisteur sans égal pour nous repérer avec la distance. Même avec le phylactère, ils sauront déduire ma position générale, mais même s’ils pointaient le phylactère dans notre direction je pourrais être de l’autre côté de la montagne ou même en Férelden. Ils ne se rendront compte de notre présence que plus tard, peut-être même un peu avant l’intersection du frêne. Ou encore, il serait possible de continuer encore plus loin dans les montagnes, trouver un autre endroit propice et plus sécuritaire pour éviter le groupe de bandit.

Je me tournai vers Sarevan à ma gauche.

-Cela dit, nous ne pouvons spéculer de manière cohérente et réfléchie sans plus d’informations comme nous sommes convenus hier soir. Mon jeune ami auriez-vous l’obligeance de nous faire part de vos découvertes. Peut-être avez-vous aussi des conclusions à faire partager. Le plus d’options nous avons, le mieux nous serons prêts à réagir.

Tout en parlant, j’avais séparé la miche de pain en trois parts égales que j’avais ensuite distribuées à mes compagnons avant de faire subir le même traitement à la viande séchée que j’avais préparée.



Hors-jeu : (Désolé Sarevan, je pensais que tu voulais prendre la prochaine réplique parce que c'est ce que sous-entendais le post d'Uldar, ça explique mon retard)
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