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 Uldar de Melguell

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Uldar
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MessageSujet: Uldar de Melguell   Mar 22 Nov - 23:25

Nom : Uldar de Melguell
Surnoms : Kal'Athas pour ses ennemis de son temps de guerre / Kal' son surnom en tant que tueur
Race : Humain
Classe : Guerrier
Spécialisation : Templier
Profession : Tueur. Ancien militaire
Grade : Lieutenant Capitaine (obsolète)
Titre : Chevalier (théorique uniquement)
Age : 42 ans
Allégeance : Esprit Neutre / Indépendantiste
Equipement : Armure lourde et épée bâtarde.

Apparence :

Meredan passait une éponge humide sur ses bras musclés. Dans la partie du campement réservée aux ablutions, il ne pouvait pas détacher son regard du lieutenant capitaine. Ses longs cheveux de jais, raides, tombaient sur ses épaules, ses pectoraux et descendaient dans son dos jusqu'à ses omoplates, mais ce n'était pas cela qui le fascinait. Il avait entendu les rumeurs, bien sûr, et avait vu les cinq cicatrices qu'il portait sur le visage, qui découpaient sa barbe en quatre endroits, ces cicatrices larges qui avaient visiblement, pour la plupart, grandi avec lui, larges et distendues, les deux premières remontaient du côté de son menton vers sa joue droite, la troisième, barrait son nez cassé, la quatrième, elle, situé du côté gauche, glissait de l'angle du maxillaire vers sa pommette. La dernière, par contre, jurait terriblement avec les autres. Alors que le lieutenant capitaine rejetait ses cheveux en arrière pour se frotter le front, il pût la voir qui commençait tout en haut de son front. Elle était extrêmement fine, pourtant, aucune marque ne laissait entendre qu'elle avait était couturée, comme si c'était une lame aussi fine qu'une feuille de papier avait donné le coup qui avait laissé cette marque. De la magie, sans nul doute. Cela expliquait peut-être pourquoi il n'était pas devenu borgne, car elle passait par son œil, descendait sur sa pommette, sa joue, son menton, son cou, sa clavicule, son muscle pectoral gauche, ses côtes, sa hanche et ne s'arquait vers l'intérieur qu'à mi-cuisse, où elle finissait par disparaître. Mais si cette marque sur le corps musclé du soldat était la plus étrange de toutes, elle était loin d'être la plus surprenante. On pouvait voir des cicatrices dues à des impacts de flèches de masses, de lames, de pointes, des traces de brûlures -qui pouvait être dues à l'acide aussi bien qu'aux flammes- pire, certaines cicatrices laissaient entendre qu'il s'était fait empaler... Au moins deux fois.

« Ah, tu profites de la pilosité de notre lieutenant capitaine ? »

Meredan se tourna vers son interlocuteur, qui n'était autre qu'Evris, un des lieutenants d'une escouade d'archers. Il aimait bien Evris, il n'était pas une moitié de con et était ouvert d'esprit. Avant que le jeune soldat n'ait le temps d'infirmer la question, l'archer partit d'un franc rire et reprit la parole.

« Bien sûr que non, ce n'est pas ça que tu regardes. Ca arrive toujours aux nouveaux dès qu'ils voient que les rumeurs sur De Melguell sont vraies. C'est une réaction normale. Mais dis-moi, tu sais, toi, pourquoi tu es à ce point fasciné par toutes ces cicatrices ? »

« Tu es sûr qu'évoquer le sujet aussi près de lui soit une bonne idée ?

« Tu essaies de gagner du temps, bien ! Décidément, plus je te connais, plus tu me plais ! Mais non, ne t'inquiète pas, ça risque rien. Il est tolérant l'Uldar, et il sait à quoi il ressemble. Pour le citer : Tant que mon miroir ne se brise pas à ma seule vue, le reste je m'en fous. » Evris finit sa citation avec un autre éclat de rire. Il était visiblement un interlocuteur bruyant, mais au rire communicatif. « Si tu es autant fasciné par toutes ces marques, c'est parce qu'il a beau avoir sur la peau un almanach exhaustif de tous les types de coups qu'on peut recevoir, même le pire des crétins ne le traiterait pas d'infirme. C'est cette inconsistance cette absence de logique qui t'attire et capture ton regard. Et justement, tu as compris ce qui causait cette aberration ? »

Meredan hocha rapidement la tête. Il n'était pas difficile de voir que le lieutenant capitaine émanait quelque chose, et que c'était là la raison de sa survie, malgré d'aussi terribles blessures. Pourtant, le jeune soldat ne répondit pas tout de suite et Evris ne le pressait pas. Répondre à la question, mettre un nom sur cette aura, ce sentiment presque surnaturel qui entourait le vétéran...

« Sa... Vitalité ? »

Evris sourit à pleines dents, hochant vigoureusement la tête.

« Exactement ! Bon, personnellement, j'appelle ça sa vigueur, mais c'est pareil. C'est son trait caractéristique. Regarde-le, il n'est pas vraiment beau, son visage est trop carré, ses traits un peu trop grossiers, son nez trop gros et cassé en plus. Il n'est pas bête, mais ses facultés d'apprentissage sont faibles, il n'a qu'un seul talent, survivre, et une seule arme à sa disposition, une réserve quasiment inépuisable d'énergie. Regarde, il est musclé, il est fort, il est rapide, mais en fait, pas tant que ça. Il y a des soldats bien plus forts et rapides dans le camp. Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'en combat singulier il leur met leur misère ? Parce qu'il est meilleur à l'épée ? Souvent, oui. Mais il a plus de vingt ans d'expérience dans le domaine et pourtant il est tout sauf un maître épéiste. Et même quelqu'un de meilleur que lui à l'escrime, plus fort et plus rapide aussi, il le vaincrait. Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu'il profite au maximum de son avantage. On va plus vite quand on sprinte plutôt qu'en petites foulées, non ? Alors pourquoi on ne court pas toujours en sprint ? Parce que ça fatigue terriblement. Parce que courir un kilomètre en petites foulées c'est possible, mais en sprint ? Personne ne peut faire ça ! Personne sauf notre Lieutenant Capitaine. Il se jette dans le combat sans chercher à préserver ses forces, parce qu'il sait que la bataille sera terminée avant qu'il n'atteigne ses limites. Ca, et le fait qu'il est quasiment impossible à tuer, ce mec ! Tiens, il y a quelques années, on avait enfin gagné un peu de terrain, on avait repoussé nos ennemis et investi un petit pied-à-terre. Grossière erreur ! Cette extension de territoire précipitée nous a valu de nous retrouver attaqués de presque toutes parts et quasiment encerclés. Bien sûr, on a sonné la retraite et De Melguell a recommandé que son unité soit l'avant-garde, comme quoi elle était la plus apte à briser l'encerclement et mener la retraite. Pas le boulot le plus facile, mais presque. On s'attendait à le voir partir aussi sec, mais voilà qu'il donne des ordres à son second et s'approche de nous autres, tous les gars qui refusé de partir. Oui je sais, avec du recul c'était très con. Mais on avait perdu des amis pour un espoir, celui de gagner un avantage décisif. Et voilà qu'on nous disait que leurs morts avaient été en vain et qu'il fallait tout abandonner. Tu m'étonnes qu'on l'ait mal pris ! Mais donc le voilà qui s'approche de nous avec son armure lourde et son épée large. A ce moment-là on se demandait franchement s'il n'allait pas nous exécuter sur place pour mutinerie ! Mais au lieu de ça, le voilà qui nous rallie sur ses ordres, nous rappelle que notre mission c'est de tuer le plus d'ennemis possibles et qu'on va massacrer tous ces connards et qu'on ne crèvera qu'une fois qu'ils seront tous morts. Inutile de préciser qu'après un discours pareil on avait des flammes dans les yeux et dans les tripes. On a tenu la position, couvrant la retraite des forces principales, tuant le plus d'ennemis que possible. Et voilà qu'un putain de sorcier commence à ravager nos rangs ! Ni une ni deux, Uldar se jette vers lui, passant littéralement au travers d'une unité de ces salopards ! Il prenait à peine le temps de leur rendre leurs coups, alors parer n'y pense même pas. Mais il perd malgré tout trop de temps et voilà que lorsqu'il se jette sur lui, le mage le gratifie d'un éclair bleuâtre. On le voyait déjà six pieds sous terre, notre chef, alors quand on a vu l'éclair se tordre, ravager les troupes adverses en se débattant comme un serpent avant de disparaître, brisé, et qu'on a vu Uldar tailler le mage en pièces en cinq coups d'épée, on avait le moral au beau fixe, alors que ce fou-furieux venait de se positionner au milieu des rangs ennemis. Et alors qu'il bouge de plus en plus vite, tue et se fait tuer à un rythme effarant, le voilà qui lance le cri de la retraite. Et à ce moment-là, crois-moi, on avait vu assez de sang comme ça pour une seule journée. Il n'est venu à personne l'idée de contester l'ordre et on s'est tous barrés, l'abandonnant. Avant de partir, je l'ai vu se faire arracher la moitié de son armure d'un coup, en tuer un et se faire empaler... Avant d'en tuer encore deux autres qui venaient l'achever avant de tomber à son tour. »

« Attend, tu te fous de moi ? Il peut pas être mort ! Il est juste là, en train de faire sa toilette ! »

« Exactement ! Le lendemain, à l'aube, dans notre campement, de fortune, on était là à chialer sur sa mort quand il est arrivé. Dire qu'il avait mauvaise mine serait un euphémisme. Il saignait de partout et arrivait en se traînant vers nous, avançant à la force de ses poignets, une épée brisée encore dans le bide ! Je suppose que vu ce qu'il s'était pris, ils n'avaient pas pensé à vérifier qu'il était bien mort... Tant mieux pour nous ! Il a mis trois mois à guérir, et franchement, le premier mois on croyait qu'il survivrait pas. Le second non plus, à vrai dire, mais vu qu'il avait survécu au premier mois et à un vingtaine d'années de guerre... »

« Holà, holà ! Une vingtaine d'années ? J'ai rien dit la première fois, mais c'est impossible ! Il a quoi ? Trente ans au grand maximum ! Et cette guerre,que ces fous furieux de prêtres appellent « croisade » dure depuis une vingtaine d'années justement ! C'est impossible ! »

« Pas exactement. C'est juste très hautement improbable. Souvent, ce sont les généraux, ou les archers, qui survivent le plus longtemps dans une guerre, parce qu'ils ne sont pas au contact des forces adverses. Et d'après le prêtre qui a commencé cette croisade, le premier à donner son épée pour combattre les ennemis d'Andrasté n'était autre qu'un jeune garçon aux cheveux sombres, ne possédant rien de plus qu'une épée brisée, une cape et les vêtements qu'il portait sur le dos. Il est le dernier survivant de la première vague -à part le prêtre, bien entendu- celui qui est arrivé ici le plus jeune et qui est resté le plus longtemps... Et quelque chose me dit que dans dix ans il n'aura pas vraiment changé. Regarde-le, plus de vingt années de guerre et il a perdu quoi ? Une dent ? Deux ? Et aucune de devant tu remarqueras. Il a encore tous ses doigts, ses deux oreilles et, malgré cette cicatrice de dingue, ses deux yeux. Dans dix ans il aura l'air plus vieux... Mais il sera toujours aussi rapide et fort qu'aujourd'hui, qu'il y a dix ans... Personne ne peut vaincre la vieillesse, par contre, je ne pense pas qu'il soie jamais sujet à la décrépitude. Il se couchera un soir en pleine forme et ne se relèvera plus. »

« Tu as parlé de la cicatrice qui lui court tout le long du corps, c'est quoi son histoire ? »

« Une histoire bien triste. »

Personnalité :

Garelus, premier prêtre de la « Croisade » guerre hideuse qu'il avait aidé à déclencher regardait l'homme devant lui essayer sa nouvelle épée. Et comme toujours quand le, maintenant vieil, homme voyait son jeune disciple, il ne savait pas s'il devait remercier Andrasté ou maudire le second péché qui avait détourné le Créateur des hommes. Il avait vu bien des fous, et vu beaucoup d'hommes sains le devenir, pendant toutes ces années de guerre. Beaucoup supportaient mal la défaite, voir les quelques mètres pour lesquels on s'est tant battus redevenir un territoire ennemi, découvrir un de nos avant-postes massacrés, se faire poursuivre par des horreurs qui reviennent nous hanter chaque soir... Pour d'autres, c'était la victoire qui les rendaient fous. Voir ses compagnons, qui pleuraient des larmes si sincères devant le massacre d'un village, devenir violeurs et assassins dès que le vent tournait en leur faveur, pire, se rendre soudain compte de ce qu'on est devenu, la lie de l'humanité, un monstre, ce contre quoi on s'est toujours battu... Peu arrivent à survivre à ça. Bien d'autres encore, finissent brisés par l'attente terrible entre chaque bataille, par la mort progressive de ses compagnons, par les cauchemars entêtants, ou encore se réveillent un matin en réalisant qu'ils ont oublié ce qu'était la paix. Et même ceux qui réussissent à garder en grande partie leur santé mentale ne sont plus des hommes normaux, ils changent, fourbus de cicatrices psychiques sur toute l'âme, plus jamais ces pauvres âmes ne connaîtront la paix. Et le Créateur n'a pas créé d'hommes supérieurs. Il y a des hommes meilleurs, mais aucun n'est supérieur de manière inhérente. Alors, quand Garelus voit Uldar, un petit bout d'homme qui a fini par obtenir le titre de « De Melguell » et qui a maintenant à peine moins de trente ans, marcher d'un pas énergique, vérifier méthodiquement l'équilibre d'une lame, avancer dans son existence sans regarder derrière lui, sans accepter les chaînes les boulets et les entraves que le destin jette sur lui... Garelus sait. L'âme de cet homme a une malformation, une faille terrible, qui le condamne à jamais à être étrange... Et pourtant, qui lui permet ici de survivre. Sa folie, jalouse, le garde en vie en repoussant toutes les autres, laissant son jugement et la clarté de sa vision inaltérés. Et pourtant, elle lui vole les moments les plus... Purs... Le plus sacrés... De...

« Vous pleurez, prêtre ? »

« Oui, mon garçon, le vieil homme que je suis pleure pour les péchés des hommes... Et pour ceux dont on a volé les larmes. »

Garelus regarde Uldar arrêter ses mouvements, poser son épée et s'asseoir en silence. S'il n'avait pas tant de mal à retenir ses sanglots, le prêtre en sourirait presque. Il avait d'abord cru l'enfant un mage en fuite, qui avait du être... Apaisé. Mais il se trompait. L'enfant, bien que détaché de ses émotions, était capable d'initiative, de mentir, de rêver, de cacher des choses. Il avait sa volonté propre, ses propres sentiments, sa propre vision du monde... Il était juste très gauche quant à la manière de les exprimer. Et il ne semblait pas faire le lien entre avoir des sentiments et agir selon ces sentiments. Dans ses jeunes années, il ne pouvait détacher son regard surpris des personnes en proie aux larmes. « Mais toi aussi tu es triste, non ? » Lui avait-il un jour demandé. « Bien sûr. » Fût la réponse immédiate. Suivi d'un long silence où les deux interlocuteurs n'arrivaient pas à comprendre le point de vue de l'autre. « Les gens pleurent quand ils sont tristes, Uldar. » avait-il finit par dire, sentant le besoin de rappeler ce fait évident. Un petit « Ah. » De compréhension avait suivi, à sa plus grande surprise. « Tu ne pleures jamais Uldar ? » Le garçon qu'il était alors, à environ six ans à peine, avait secoué la tête. « J'ai mal à l'intérieur. Un froid terrible se répand en moi et... Il cherche à sortir. Mais il n'y a pas de sortie. Alors il reste en moi. » Heureusement que le prêtre était assis à ce moment-là, parce qu'il serait tombé sur ses fesses à ces paroles. Bien sûr qu'il avait déjà ressenti ce que cet enfant désignait avec ses mots, sauf que, comme pour tout le monde, ce mal, cette douleur, lui avait pris la gorge, avait jailli en des larmes et des mugissements pathétiques. Dans certaines nations, pleurer en public était un déshonneur immense et il pouvait comprendre pourquoi ! Un sentiment si fort qu'on ne pouvait le garder à l'intérieur, qui jaillissait hors de nous en prenant la forme la plus... Haïssablement pitoyable possible. Mais chez cet enfant, le lien entre son âme et son corps s'était brisé. Ou endommagé, plus vraisemblablement, et il n'avait aucun moyen d'exprimer, d'expulser ses émotions. Et pourtant, une décade plus tard, et toujours aussi emotionnellement brisé, cet enfant connaissait l'amour. Devenait père. Pour la petite histoire, Garelus l'avait toujours considéré comme plus ou moins castré, émotionnellement ou même physiquement, vu son impossibilité à pleurer, et voilà qu'il apprenait soudain qu'il était absolument attiré par la gente féminine, que tout était très bien en état de marche et qu'il fallait hâter la cérémonie parce qu'il y a quelques mois quand il était rentré un peu moins esquinté que d'habitude d'une bataille, il avait fait la même erreur que la plupart des jeunes gens de son âge. Le prêtre tombait des nues. Encore un peu et il aurait cru à une blague. Avait-il été heureux ? Etait-il triste ? Aucune émotion ne transparaissait par son visage. Même aujourd'hui, une décade plus tard, alors que le garçon devenu guerrier respectait en silence les larmes du prêtre -sans les partager- aucune émotion, pas même de l'impatience, de l'intérêt ou du désintérêt, ne se laissait découvrir par son langage corporel. Pourtant, Garelus savait qu'Uldar ne se renfermait pas. Il lui était ouvert, peut-être même trop, et leur lien était même la seule raison pour laquelle il était ici.

« Tu te souviens, quand nous nous sommes rencontrés la première fois ? Moi, déjà boiteux, qui prêchait des sceptiques... Et toi... Toi qui décidait soudain de me donner ton corps, ta vie. Tu te souviens de ce que tu m'as dit, une fois ton serment terminé ? Quand je t'ai demandé pourquoi un si jeune homme se lançait dans une telle entreprise ? Quand je t'ai demandé d'où cette foi si magnifique en Andrasté venait ? Tu te souviens de ce que tu m'as répondu ? »

« Je n'ai pas de foi, monsieur le prêtre, mais c'est un beau rêve que vous avez là, c'est triste que vous ne puissiez pas le réaliser, alors je vais le faire pour vous. »

Le prêtre se mordit la main pour ne pas laisser échapper un sanglot alors que la voix neutre du soldat répétait sans la plus petite variation, sans la plus petite émotion, sans la plus petite erreur, les mots d'alors. Cet enfant qui acceptait d'aller à la guerre pour lui, qui ne pouvait pas. Qui acceptait de porter un étendard qui n'était pas le sien. Pas pour lui-même, mais pour la réalisation du rêve d'un autre. Vingt ans. Vingt ans pour un rêve qu'il avait juste trouvé beau dans la bouche d'un prêtre boiteux. Et il n'abandonnerait pas. Jamais. Parce qu'il tenait toujours sa parole... Qu'elles qu'en soient les circonstances. Le prêtre, alité depuis le début de la conversation, se mordit plus profondément le doigt. Il avait peur. Peur de la prochaine réponse que son guerrier... Son paladin allait lui donner. Sa terreur dépassait encore l'effroi qu'il avait ressenti quand il avait compris qu'il allait mourir, sur ce lit. Pire encore que quand il avait compris que son rêve avait échoué. Uldar partirait après sa mort, car pour lui un rêve se terminait avec la vie de celui qui le possédait. Leurs Croisades étaient terminées depuis bien longtemps en fait. Les fonds avaient largement baissés, les arrivées de nouveaux guerriers étaient de plus en plus faible... Le monde ne se passionnait plus pour leur guerre. Il était temps de se retirer. Garelus avait beaucoup pleuré, beaucoup hurlé, surtout devant l'indifférence d'Uldar à ce sujet, un simple « Je sais. » qui impliquait que pour lui rien de tout ça n'avait d'importance. Il se battait pour un rêve et continuerait jusqu'au bout, même seul. Mais même l'échec cuisant de sa vie n'avait pas suffi à lui inspirer autant de crainte que la réponse qui allait venir, immédiatement, froide, impersonnelle, peut-être un peu surprise ? A sa question.

« Est-ce que tu regrettes ? Est-ce que... Tu me hais ? »

Le « croisé » haussa un sourcil -ce qui était déjà le signe d'une surprise assez grande- et, comme prévu, répondit immédiatement.

« Non. »

Les sanglots du prêtre mirent longtemps à s'éteindre.

Le jour précedent, Uldar menait une opération d'urgence contre des sectataires. Une semaine auparavant ils avaient attaqué et infiltré leur camp principal et avaient réussi, avant de se faire repousser, par Uldar et son unité justement, à enlever un certain nombre de femmes et d'enfants. La famille d'Uldar parmi faisait partie des victimes. Ils avaient passé la semaine à les traquer, à les pourchasser comme des rats. Et enfin, ils approchaient de leur bastion.

Le lieutenant capitaine calma ses hommes d'une main. Il comprenait leur agitation. De l'anxiété mêlée à l'impatience et à la peur. Et il en connaissait la cause. Si, au début, la plupart des prisonniers étaient retrouvés en bonne santé et libérés, depuis deux jours, ils suivaient une piste de cadavres abandonnés par leurs tortionnaires quand ils n'étaient devenus qu'un excédent de bagage. La tactique était bonne. Elle affectait le moral des poursuivants et permettait d'éviter une baisse dans le rythme de marche. Uldar lui-même se sentait devenir impatient. Néanmoins, contrairement à ses hommes, cela n'affectait pas son rythme de marche, ni son jugement d'ailleurs. La cadence était optimale pour permettre à la fois une poursuite efficace, des pertes minimes en cas d'affrontement et offrait de bonnes chances de secourir les otages à temps. Par « à temps » Uldar entendait « avant qu'ils ne soient mis à mort » pour avoir vécu presque toute sa vie en tant que guerrier, que soldat, il savait très bien quel sort attendait les prisonnières. Et que certains déviants préféraient les jeunes garçons. Mais il n'était pas anxieux. Il était trop tôt pour y penser. La sûreté de ses hommes, suivi de la réussite de la mission, passaient en premier. Ses considérations, ses craintes, ses sentiments, n'étaient qu'accessoires, facultatifs.

Un éclair déchira l'espace devant lui, mais le guerrier le dévia d'un revers de la main. Le bastion se tenait devant lui, trois rangées de maleficar lui faisaient face. Ses hommes, légèrement en retrait, se préparaient au combat. Il les força à tenir la position, juste en dehors de portée des sorts adverses.

Il s'avança seul. Pas parce qu'il était le père de l'enfant que ces salopards gardaient dans un donjon insalubre. Pas parce qu'il était le lieutenant capitaine de cette escouade. Pas parce qu'il voulait être le premier à égorger les enfants de putain qui avaient du prendre des tours avec sa femme. Non.

Mais parce que le sol avait été retourné récemment.

Alors qu'il marchait lentement en avant, l'épée dégainée, lame vers le bas, laissant les sorts élémentaires pleuvoir tout autour de lui, détruisant ceux qui l'atteignaient, il attendait, patiemment. Alors qu'il avait parcouru environ la moitié de la distance, les apostats finirent par perdre patience, ils levèrent les bras en l'air, prononcèrent leurs incantations impies, et des dizaines de mains squelettiques jaillirent du sol, cherchant à attraper ses jambes où à s'extirper du sol. Alors seulement il s'arrêta et planta son épée dans le sol, à travers une clavicule. Des flammes magiques brûlaient tout autour de lui, des guerriers morts depuis longtemps se réveillaient. Il plantait son épée dans le sol. Dans la source de pouvoir de cette terre. Il poussa une exclamation. Les flammes explosèrent et s'éteignirent, les squelettes les plus proches tombèrent en poussière. Les apostats hurlèrent de terreur, le reconnaissant enfin, l'appelant par le nom hideux qu'ils lui avaient trouvé au bout de tant d'années de guerres « Kal'Athas ! Kal'Athas ! ». Uldar ne connaissait pas cette langue, mais on lui avait expliqué le sens de ce mot, de ce titre « La ruine de toutes les flammes » il avait, soit-disant, une grande valeur philosophique par rapport à la magie, mais, alors qu'il levait son épée haut dans le ciel et poussait un antique cri de guerre qu'un vieux nain, un de ses premiers compagnons et celui qui lui avait enseigné les bases du combat, lui avait appris, il n'en avait cure. Aux « Kal'Athas ! » frénétiques, répondait un « Vae Victus ! » unique, repris bientôt à l'unisson par toute son unité alors qu'ils chargeaient les morts-vivants déstabilisés, pendant qu'Uldar lui-même chargeait face aux Maleficari, gardant la pluie de sort concentrée sur lui, alors qu'il s'avançait et avançait le cœur de la bataille vers les trois escouades de mages, qui brisèrent très vite leur formation s'égaillant sans ordre, devenant des proies faciles pour les troupes bien entraînées et disciplinés.

Fortement blessé, Uldar acheva un dernier mage avec un coup précis, impersonnel, simple et efficace, avant que son second ne lui donne un état des lieux.

« Nous avons perdu trois hommes, douze sont blessés, les trente-six maleficar qui défendaient la zone ont été tués. Une équipe de reconnaissance vient de revenir, le bastion est désert, mais ils n'ont pas pu pénétrer dans une des salles, elle est scellée par de la magie. Il faudrait fouiller cette dernière salle, mais on ne peut pas négliger le reste du bastion, ni les blessés... »

« Trois hommes avec moi pour passer la porte. Envoie une escouade de dix hommes fouiller de fond en comble le reste du bâtiment. Toi et le reste des hommes vous restez à l'extérieur pour monter la garde et s'occuper des blessés. Brûlez les morts. »

Le second fut sur le point d'émettre une objection mais il se ravisa à la dernière seconde. Uldar hocha la tête, choisit ses trois hommes et pénétra dans le bâtiment sordide. Il prenait son temps, vérifiait chaque risque de piège et, une fois devant la porte, mit ses hommes à couvert avant de détruire la magie qui la retenait scellée. Il n'y eut aucune réaction. Il ouvrit la porte.

Devant lui, se tenaient deux créatures de cauchemar, comme deux fourmis blanchâtres, immenses et bouffies, transparentes, emplies d'un liquide hideux dans lequel... Baignaient sa femme et son fils. Toujours sans se précipiter, le soldat fit d'abord prendre une position plus avantageuses à ses hommes, au cas où les créatures attaqueraient. Mais plus il s'en approchait, plus il se rendait compte qu'aucun mouvement n'était possible pour ces êtres, bien qu'ils fussent encore conscients, au vu des gesticulations de leurs mandibules. Et vu l'accélération des dites gesticulations, il était évident qu'ils étaient au courant que l'homme qui s'approchait d'eux allait les tuer. Ce qu'il fit, avant d'ouvrir leurs ventres et d'en extraire sa famille. Il les posa au sol et recula.

Pendant un instant terrible il se demanda s'il était arrivé trop tard, s'ils étaient morts. Puis, sa femme se mit à recracher le liquide blanchâtre, avant d'aller vers son fils et de l'aider à l'expulser à son tour. Elle se tourna vers son mari, la colère aux lèvres, sur le point de lui demander ce qu'il attendait pour les aider. Mais Uldar savait. Il sut dès qu'elle fit l'erreur de le regarder dans les yeux. Il sut qu'elle ne pourrait pas parler. Pas dans la langue qu'elle connaissait. Qu'il connaissait. Parce qu'il voyait, dans ces yeux, qu'elle n'était plus seule dans son corps. Pourtant, elle était toujours là. Elle n'était pas simplement possédée, son âme détruite, ou dévorée, corrompue. Non, elle était... Pervertie.

Le guerrier sentit toute motivation le quitter. Il était bien arrivé trop tard. Déjà, son fils tendait une main vers lui, et il savait, voyait, qu'à la dernière seconde, cette main deviendrait une patte griffue qui tenterait de lui arracher son cœur. Et il n'avait aucune intention de parer.

Quinte.

La parade basse dévia parfaitement le coup, s'allongea en une longue contre-attaque qui glissa contre le bras écailleux de l'enfant avant de lui arracher d'un mouvement du poignet. Son fils. Toute sa fierté. Sa femme hurla un cri inintelligible, se jetant vers son mari qui venait d'attaquer leur propre fils, ses ongles s'allongèrent, ses crocs poussèrent, était-il ironique qu'un démon du désir attaque par amour maternel ? Uldar voyait la scène d'en haut, encourageant sa famille contre ce guerrier implacable, sans âme et sans remords, qui paraît avec une maestria impersonnelle les attaques indignées de sa famille. Mais quelque part, malgré tous ses cris et toutes ses lamentations, il savait que ce guerrier ne tomberait pas, ne perdrait pas. Même si ce n'était pas pour son propre rêve, même s'il ne faisait que son travail, même si aucune once d'âme n'existait dans ses mouvements, dans ses yeux, même s'il détruisait à l'instant tout son bonheur, même si ses hommes étaient trop choqués par l'horreur de la scène pour l'aider. Cet homme ne perdrait pas. Déjà, une parade circulaire en sixte devenait une contre-attaque mortelle qui décapitait sa femme, perdant tout sang froid, les yeux emplis de larmes et la gorge de rage, il se jeta sur lui, perdant toute forme humaine. Il n'y avait aucune laideur à cela. Il convient de combattre avec toutes ses capacités pour survivre, même si on doit plaider, cracher, avoir l'air misérable. Mais son destin le frappa en plein cœur en un coup d'estoc qui l'empala. La lame le traversa jusqu'à ce que sa poitrine boursouflée frappe contre la garde cruciforme de l'arme. Puis le guerrier en armure, les cheveux trop longs, trop noirs et trop raides, libéra son arme du pied, avant de reculer, se préparant à une nouvelle attaque. Qui ne vint pas.

« Capitaine... Qu'est-ce que... »

« Lieutenant capitaine. » Uldar le reprit comme à son habitude. « Donnez-moi une torche, une fois qu'un corps est possédé par un démon, on ne peut plus savoir quand il le quitte. Il faut les brûler. Immédiatement. »

Le soldat s'exécuta. Uldar raccompagna ses hommes chez eux. Ils essuyèrent une attaque sur le retour. Uldar cassa sa lame, quatre des blessés furent tués. Cinq autres blessés à déplorer. Une fois rentré il fit son rapport et reetourna chez lui. Tard. Il mangea seul et dormit dans le lit conjugal. Ils lui manquaient. Terriblement. Il se leva le matin comme à son habitude. Il était triste. Il fit ses exercices matinaux. Un messager vint lui dire qu'une nouvelle épée était prête pour lui. C'était rapide. Visiblement elle avait été commandée il y a quelques mois, quand un titre de chevalerie lui avait été desservi pour services rendus. Il aurait pu rentrer à ce moment-là. C'était pour ça qu'on le lui avait offert. Pour lui demander de partir. Il avait eu sa récompense, pourquoi rester ? Le départ d'un des premiers « croisés », du dernier de la première vague, c'était un message fort, un message politique. Des félicitations et un avis d'arrêt du support duquel ils avaient bénéficié jusque là. Le messager lui dit que le prêtre avait réceptionné l'épée. Il remercia le messager, lui donna un pourboire, le remercia encore, quand il lui donna ses condoléances, et alla voir le prêtre. Il avait du temps avant le début de son service et il ne pouvait pas travailler sans arme de toute manière. Le futur ? Il ne pensait pas au futur. Il se battrait jusqu'à la fin du rêve. C'est tout.

Background :

« Uldar ? Uldar qui ? De Melguell ? C'est qui ça ? Ah, attendez, vous parlez de Kal' ? Mais oui je le connais, bien sûr ! Hey, j'ai été sa partenaire pendant quoi ? Une demi-douzaine d'années ? Ouais, quelque chose comme ça. J'ai rarement vu des types comme lui, c'est rien de le dire ! Surtout dans notre profession ! Et il y est arrivé tard en plus ! Il avait quoi, un peu plus de trente ans à l'époque ? Je suis venu voir mon contact pour prendre un contrat, une grosse huile, le genre avec plein de gardes qui ont déjà vu un champ de bataille et qui te font pas de cadeaux. Surtout vu la réputation d'Antivan -là où j'étais à l'époque- quand les ménestrels décrivent une nation par hédonisme et assassinats, les maris jaloux et riches s'entourent des meilleurs, croyez-moi ! Ah les salauds... Enfin bref, toute seule, ça allait pas le faire. Alors on m'a présenté Kal'. Au début j'en croyais pas mes yeux. Un grand type, plein de cicatrices, typé comme pas deux et avec une grosse épée qui fait de l'assassinat ! J'ai cru qu'on se foutait de moi. Ouais bein j'ai moins ri par la suite ! Enfin, si, de surprise et de joie, mais c'était bien plus tard. Enfin bref, me voici devant cette armoire à glace -j'aime comme cette expression reflète toute la chaleur humaine de ce type- qui répond pas à mes blagues, n'a que le mot boulot à la bouche et qui a l'air juste bon à me faire choper. Bref, je lui dis qu'il a pas intérêt à me ralentir et j'imagine déjà comment l'utiliser comme appât avant qu'on arrive à la demeure de la grosse huile. Et une fois là-bas, devinez ce qu'il me sort ? Qu'il m'attend là ! Et que si j'ai un problème, que j'ai qu'à sauter par une fenêtre. Bravo l'aide et la coopération ! Furax, je commence le contrat toute seule, ça rate pas, je me fais griller par les gardes et j'ai tout juste le temps de finir la cible avant de me faire encercler. Je me vois déjà morte. Evidemment, pas de fenêtre à l'horizon. Et alors que je me vois déjà avec une lance dans la poitrine -une lance de type avec une pointe en fer, hein, je vous vois venir !- voilà soudain qu'un coup d'épée magistral éventre un des gardes, suivi d'un second, et en moins de trois secondes, l'encerclement est brisée et je me suis remise à courir. Ouaip, je l'ai abandonné en arrière alors qu'il était venu me sauver. Hey, dans ce boulot, c'est chacun pour sa peau. Toujours est-il que je reçois ma part, que je commence à descendre dans mon coin de la taverne, quand je vois Kal', sans blessure vraiment apparente, arriver et prendre une chambre. Bon, je vous passe les détails, mais après ça on s'est tournés autour pendant un peu de temps, avant de devenir des partenaires officiels. Bah oui, c'est con à dire, mais franchement, ce métier est beaucoup moins dur pour les nerfs quand vous savez que même si vous vous foirez, il y aura un type pour vous sauver la peau. Quoi ? Si on est devenus intimes ? Bien sûr qu'on est devenus intimes ! Pour certaines missions on passait des semaines sans autre contact humain, en plus, comme je viens de vous le dire, son boulot c'était, à chaque fois que je merdais, de me faire passer de maître assassin à damoiselle en détresse, avec lui comme prince sur son cheval blanc. A moins d'être prêtre, c'est pas dur de deviner ce qui s'est passé ! Hmm ? S'il travaillait en solo ? Bien sûr ! On avait tous les deux nos petits contrats. Moi, mon forte, c'est l'infiltration, lui, c'est l'annihilation. Il donne un grand coup de pied dans la porte et tue tout le monde, avant de repartir en un temps record. Nos spécialités étaient compatibles. Ah par contre il faut pas le laisser négocier un travail ! Ah ça jamais. Il répétait toujours « Je vend la maîtrise, le mouvement, le savoir-faire, mais c'est votre bras, votre volonté qui abat les cibles » Du coup, il demandait des prix erratiques, et ça influait sur sa performance ! Par exemple, un marchand fortuné qui veut se débarasser d'un nouveau concurrent sur le marché, au lieu de monter les prix, il les baisse ! Et il ne va rien faire de plus qu'éliminer une nuisance. Il ne va rien camoufler, rien cacher, et il ne va tuer personne d'autre, peut-être blesser un garde ou deux, mais rien de plus, quitte à laisser son visage être connu. Par contre, si tu te jettes à ses pieds en promettant tout ce que tu as en échange qu'il massacre le fils de salaud qui a violé et tué ta sœur, il va se fendre un chemin ensanglanté à travers ses défenses et l'éventrer, le laissant se vider de son sang et lui faisant prendre tout son temps avant de mourir. Vous connaissez l'expression « Tu es défini par ton prix » ? C'est l'idée qu'un cheval à dix souverains va être bien meilleur qu'un cheval à cinq pièces de cuivres . Et celui que tu as reçu en cadeau d'un prince pour services rendus le sera encore plus. Hé bien lui il fait ça mais dans l'autre sens. Vous le payez cinq pièces de cuivres il refusera ou sera mauvais, dix souverains et il fera son boulot plus qu'efficacement, et cetera. Mais toujours relatif à votre propre valeur. Dix souverains, c'est une soirée bien arrosée pour un riche, mais pour un pauvre, c'est tous ses rêves et tous ses espoirs. Hé bien lui il prend les dix souverains et compte ce que ça vaut pour vous. Inutile de dire qu'il est plus efficace si vous avez sacrifié toutes vos économies au lieu d'une soirée avec des filles de joie. De la même manière, il considère que votre implication personnelle est importante. Vous aurez un meilleur rapport qualité prix avec lui si vous l'envoyez tuer quelqu'un que vous voulez tuez mais que vous ne pouvez pas tuer, plutôt que simplement par intérêt. Hein ? Où il est actuellement ? Pas la moindre idée. On s'est séparés au début de l'Enclin. Il est parti combattre les Engeances... A vrai dire, on sentait bien qu'il se sentait plus à l'aise à tuer des créatures pas vraiment intelligentes. Comment je suis sûr qu'il est encore envie après la débâcle d'Ostagar ? Oh, c'est simple, depuis que l'Enclin est terminé, j'ai entendu parler de quelques assassinats d'apostats qui ont bien l'air d'être son style. C'était sa grande spécialité. Oh, vous savez déjà qu'il a des pouvoirs de templiers ? Ah, en fait, vous vouliez juste savoir ce que je sais de son passé ? Hé bien, tout ! Bah, on a été amants pendant plusieurs années, lui et moi, alors évidemment on s'est un peu racontés nos vies. A cinq ans il s'est fait abandonner par sa famille, une famille noble mineure, peut-être d'Orlaïs, il ne savait plus trop, et il avait perdu son accent, pour prendre celui, cosmopolite, des soldats. Donc, notre pauvre petit abandonné a essayé de survivre et s'est retrouvé à errer pas loin d'un bordel, où il a vu un très beau couple, inexpliquablement attiré par eux, il les a suivis jusque dans une grotte, et sans se faire repérer s'il-vous-plaît ! Là, il a vu le mec sacrifier rituellement la pauvre fille avec une lance à pointe de Lyrium. Bah oui c'est con, mais les armes rituelles, vous savez... Là, le frère ou le père de la nana arrive soudain. Il a jamais été très précis sur ce point, toujours est-il qu'il affronte le meurtrier, son épée à deux mains se casse et il meurt. Là-dessus, le gamin se sent pousser des ailes -je vous fait la version courte- mais il se retrouve avec la pointe en lyrium dans la poitrine, qui casse. Il arrive à tuer le type, mais tombe dans un précipice, l'eau n'amortit pas vraiment sa chute et elle arrive juste à manquer de le noyer. A demi-conscient, dans un rêve éveillé où il fuit quelqu'un, où il lutte pour garder son corps, son âme entiers, il finit par s'agripper à une paroi et à remonter, à la force du poignet, blessé, déshydraté, mort de faim, le long de la berge avant de manquer de perdre conscience. Il reste là à comater pendant ce qui pourrait être des heures voire un jour entier, mais au bout d'un moment une jeune fille, jolie, mais bossue, s'approche pour prendre un peu d'eau. Elle ne l'a pas vu, camouflé par les rochers de la berge et à cause de son immobilisme. C'est quand il lui déconseille de boire à cette eau qu'elle le remarque enfin. Elle le recueille comme on l'aurait fait d'un chien et son père, pragmatique, essaie de voir s'il fait un bon chien de garde. Et à vrai dire oui. Car voyez-vous, c'est un endurant le Kal', je sais pas s'il a développé ses pouvoirs par rapport au bout de lyrium dans son torse, s'il a gardé son esprit en un seul morceau par la force de sa volonté ou si c'est parce que le lyrium avait été traité, mais j'ai vu la cicatrice. Je connais des adultes qui n'auraient pas survécu le coup. Alors vivre jusqu'à aujourd'hui avec un bout dans le torse... Sans oublier la chute et la noyade... Enfin bref. Il vécut un an avec l'homme et sa fille. Jusqu'à ce qu'une épidémie se déclare, à vrai dire. L'homme tomba malade très vite, la fille survécut bien plus longtemps. Mais vous savez ce que c'est, les épidémies en milieu rural. Il y a cinq morts à cause de la maladie et vingt parce que tout le monde est devenu fou. Un des rares survivant, et n'ayant pas contracté la maladie -il n'a jamais été malade, selon ses dires- il quitta le village et alla sur les routes, avec juste ses vêtements, une cape, et l'épée brisée qu'il avait conservée jusque là. Oui, même à moitié délirant par la fièvre et le lyrium et à moitié en train de se noyer, il a quand même trouvé le moyen de garder sa petite main sur le pommeau de son épée brisée à deux ronds. Là il a rapidement trouvé Galerus, le prêtre boiteux. N'ayant rien de mieux à faire, il décida de faire réaliser son rêve. Bon, j'abrège, parce que les histoires sur ses exploits dans les soi-disantes « croisades » sont suffisamment connues et vous savez déjà qu'il a des pouvoirs anti-magie. Toujours est-il qu'il y a passé vingt-trois vingt-quatre ans. Il a été récompensé avec un titre de noblesse mineur qu'il a en théorie mais il n'a pu récupéré aucun des avantages dus aux titre à cause d'une magouille dans la procédure. Mais donc il s'est retrouvé sans le sou et avec un visage à faire peur aux enfants. Pas de famille, pas de ressources, pas de travail. Il s'est fait mercenaire, ça n'a pas marché, mais ses performances ont attiré l’œil d'un recruteur de « consultants » comme ils l'appellent, pour certains contrats juteux. Grosso modo, ils ne lui garantissent pas d'avoir des contrats, ne lui donne aucun bénéfice de membre de guilde, mais quand il y a un besoin pour ses talents de tueur de mage, on l'appelle. Là, comme vous le savez, il a travaillé environ six ans avec moi, avant de rejoindre les troupes de soldats partis combattre l'Enclin. Certains meurtres me laissent entendre qu'il est toujours en activité, comme je vous l'ai déjà dit, mais j'ignore tout de sa position ou de son état de santé. Voilà, messieurs, j'ai répondu à toutes vos questions. Alors maintenant vous allez répondre aux miennes et j'aurai peut-être la gentillesse de vous détacher avant de lancer tous pleins de trucs pointus sur vos tronches... »


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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Mar 22 Nov - 23:45

Bonjour !

Alors, voilà, pas de chance, pour ma 666ème fiche perso, je voulais faire un petit exercice de style. Donc voilà un fiche perso un peu atypique, bon courage pour la finir !

Ensuite, je suis resté vague sur bien des points, par exemple, la nature de l'ennemi contre qui il y a une guerre constante. J'ai écrite la fiche en pensant aux engeances, mais si ça pose problème au niveau de la corruption par les engeances, qui a l'air aléatoire, mais avec 20 années de bons et loyaux services à tarter de l'engeance, soit il y a une immunité soit y'a un problème. Donc c'est suffisamment vague pour pouvoir être altérée, peut-être en incorporant des détails qui auront un lien avec le forum, je laisse ça à votre interprétation.

Pour ce qui est des capacités un poil "surhumaines" du perso, j'y suis peut-être allé un peu trop fort dans la fiche, j'essayais juste d'enlever la distance qu'il y avait entre le gameplay des jeux et la narration. Uldar est un guerrier de niveau x avec ses points en endurance principalement et je voulais que ça se sente. Sa spécialisation c'est Templier, sauf qu'il ne l'a jamais été. Pour contrebalancer l'absence d'addiction au lyrium, j'ai rajouté un état proche de l'apaisement, histoire d'équilibrer un peu tout ça, parce que l'addiction à un truc super cher, pour un guerrier qui prend des boulots de tueur pour avoir de quoi manger à la fin du mois, c'est pas terrible !

Après on peut nerfer ça sans problèmes.

C'est un premier jet, j'attends les commentaires pour les modifications nécessaires.

Ps : Merci pour l'accueil et effectivement, c'est un sacré nombre de mots, 7197 pour être précis =P


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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Mer 23 Nov - 1:01

Par Andrasté ! C'est beaucoup de mot tout ça. Umh, et Bienvenue ici haha

Bonne chance Taleth...
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Dim 27 Nov - 1:17

Bon, allez, à la demande générale, Uldar de Melguell : THE ABRIDGED !

Nom : Uldar de Melguell
Surnoms : Kal'Athas pour ses ennemis de son temps de guerre / Kal' son surnom en tant que tueur
Race : Humain
Classe : Guerrier
Spécialisation : Templier
Profession : Tueur. Ancien militaire
Grade : Lieutenant Capitaine (obsolète)
Titre : Chevalier (théorique uniquement)
Age : 42 ans
Allégeance : Esprit Neutre / Indépendantiste
Equipement : Armure lourde et épée bâtarde.

Apparence : Selon l'angle par lequel on le regarde, ce guerrier est soit un pathétique rebut de trop longues années de guerre, soit une aberration de la nature. Il convient d'abord de remarquer qu'à part dans les zones les plus reculées et barbares du monde, cet homme ne serait jamais considéré comme beau. Ses traits sont trop prononcés, ses yeux trop sombres, son nez trop grand, son visage trop carré dévoré par une barbe broussailleuse que ses cicatrices brisent en pas moins de quatre endroits. Pourtant, c'est à tort qu'on qualifierait son visage comme « couturé de cicatrices » car aucune des cinq cicatrices qui bardent son visage ne montre le signe d'avoir été traitée, couturée. Trois d'entre elles sont les marques d'un coup de griffe, deux sont assez rapprochées et tracent deux longs sillons de peau nue du côté de son menton jusqu'à sa joue, la troisième barre horizontalement son nez cassé. La quatrième, souvenir d'un coup de lance, plus discrète, part de l'angle du maxillaire gauche et remonte vers sa pommette. La cinquième n'est en rien naturelle et est la seule cicatrice fine sur tout son visage. Elle part du haut de son front, sépare son sourcil gauche en deux parties égales, passe par son œil, descend en ligne droite sur sa paupière, sa pommette, sa joue, son menton, son cou, sa clavicule, son muscle pectoral gauche, ses côtes, sa hanche, avant enfin de s'arquer vers l'intérieur au milieu de sa cuisse. Aucune autre cicatrice n'est aussi longue, mais elles tracent sur le corps musclé du guerrier une liste presque exhaustive des blessures que l'on peut recevoir. Coups de masse, de lance, d'épée, de griffes, de crocs, de flèches, de carreaux, de pierres, marques de strangulation, de brûlures... Et pourtant, son corps est encore « entier » Uldar a toujours tous ses doigts, ses dents de devant -une molaire ou deux ayant déjà sauté sous un coup suffisamment puissant- ses deux yeux, ce qui est surprenant vu la cicatrice qui traverse toute la partie gauche de son corps. Ses yeux noirs, presque inexpressifs, ses cheveux, de jais, raides et qui lui descendent jusqu'aux omoplates, ainsi que l'état de son visage, le feraient passer pour un mendiant malgré son mètre quatre-vingt et sa belle largeur d'épaule, pour un vétéran brisé par de trop longues années de trop nombreuses guerres, ou pour un rebut de la société qui se serait perdu dans les vapeurs de drogues. Pourtant, s'il pourrait être sans mal représenté ainsi sur une toile, en rien il n'y ressemble dans la réalité. Pourquoi ? Qu'est-ce qui transmute cette apparence brisée ? Sa vigueur. Une vigueur presque surnaturelle et pourtant tellement humaine qu'elle en devient plus impossible encore. Elle transparaît par chaque pore de sa peau, par chaque souffle, ces blessures, maintenant refermées, auraient brisé vingt fois un homme, et pourtant, cette vigueur violente, étouffante, presque animale, n'en est en rien amoindrie, ce corps porte les atours de la destruction, et pourtant, il se dresse fièrement, refusant d'être brisé. Cette force anime ce corps quadragénaire, et à défaut de lui offrir la jeunesse, elle semble tenir la décrépitude de la vieillesse à distance. La vue de cet homme, buriné par la guerre les armes et l'âge, dont la vigueur jaillit par vagues alors qu'il prend une antique posture de combat, est un spectacle étrange, anachronique et, dans un certain nombre de cas, le dernier.

Personnalité : Si, à première vue, Uldar peut paraître démuni d'émotions, il convient de noter qu'il n'en est rien, ainsi, contrairement à un Apaisé, il est capable d'initiative, de cacher des choses, de rêver et possède sa propre personnalité. Cependant, il ne ressent pas le besoin impérieux de laisser ses sentiments s'exprimer physiquement. Sa tristesse ne se meut pas en pleurs, sa terreur ne fait pas trembler sa main et il tue aussi froidement un inconnu qu'un fils. Peut-être pour cette raison, Uldar cherche désespérément un but dans la vie, un rêve à réaliser, un devoir. Ne pouvant en trouver un à lui-même, il décide de permettre à d'autres de réaliser les leurs au travers de ses capacités. A défaut d'être froid, calculateur, et impitoyable, il agit comme tel. Il a mis au point un code d'honneur, auquel il se réfère dans chaque action, et qui est très proche de celui de la chevalerie. A défaut de représenter les sentiments qui l'animent, ce code a au moins le mérite -dans ses yeux- d'être beau. Uldar ne trahira jamais son code et tuera quiconque se sera servi du code pour le manipuler sans l'avoir respecté. Outre ces rares moments, Uldar n'éprouve que peu d'envies de meurtres. Il n'aime ni tuer, ni la guerre, il est juste efficace dans ce domaine et ne sait rien faire d'autre. Alors, logiquement, il reste dans ce domaine. Il n'a pas d'opinion politique tranchée, ni ne se réclame de l'ordre ou du chaos, ni ne prend le parti d'une race contre une autre. Si une engeance pouvait l'engager, lui montrer un rêve qu'elle désire accomplir sans le pouvoir, Uldar accepterait de ce battre pour ce rêve. Le Chaos en lui s'exprime par le côté unique de son code de conduite qui se moque des lois et des conventions qu'il n'a pas lui-même imposées. L’Ordre se manifeste par ses principes, il ne revient jamais sur sa parole, ne ment pas, et ne trahit jamais. Il n'a qu'un hobby, la cuisine, et s'il a un léger talent pour ce qui est de la cuisson des viandes, les principes de présentation et l'utilisation d'accompagnements ou de produits frais -autres que de chair- le dépassent complètement.

Background :

Né cinquième fils d'une maison noble mais ruinée d'Orlaïs, Uldar fut abandonné par sa famille peu après son cinquième anniversaire, tout simplement parce qu'ils n'avaient pas de quoi l'élever et trop peu de contacts pour le faire passer écuyer, page, ou même le vendre. Il erra un peu, se battit contre un maléficar car il trouvait son existence et ses expériences comme blasphématoires envers sa vision du monde, eut une pointe de Lyrium traitée coincé dans la poitrine pour sa peine, fut recueilli alors qu'il errait entre vie et mort par une jeune femme qui n'avait pu se marier, comme elle l'aurait fait d'un chien blessé, le père de la-dite fille le mit au travail comme on aurait dressé un chien de garde avant qu'ils ne meurent tous les deux, terrassés par un mal étrange qui frappa le reste de la ville, laissant peu de survivants, parmi lesquels lui. Il erra encore un peu avant de rencontrer Garelus, le prêtre boiteux, dont la beauté -et l'inaccessibilité- du rêve le frappèrent et le forcèrent à le suivre. Ils rameutèrent d'autres partisans avant de se fondre dans un groupe plus grand, partant pour ce qui fut appelé des « Croisades ». Il voyagea avec eux un an avant qu'ils n'arrivent enfin à destination. Ils établirent un avant-poste qui, au fil d'une décade, devint une petite ville. Uldar, aussi troublé et vide fut-il, trouva l'amour et devint père de famille. Une autre décade s'écoula dans le sang et la violence des combats, alors que le soutien des autres royaumes s'amenuisèrent. Enlevés par des apostats, la famille du guerrier fut sujette à de viles expériences, qui finirent par les faire fusionner avec un démon de désir -pour la femme- et de fierté -pour le fils- néanmoins, les démons, à cause de l'imperfection du rituel, ne purent prendre le contrôle sur les corps de leurs hôtes, ils se fondirent en eux, les corrompirent, mais ne purent manifester leur pleine puissance, causant leur perte et leur destruction de la main d'Uldar, qui les abattit sans glisser un mot, conscient que, corrompus comme ils l'étaient, ils restaient bien sa femme et son fils. Ce crime hideux resta longtemps sur sa conscience, mais ne se laissa pas voir pendant la demi-décade que dura encore la Croisade. Dans les premiers à venir, il fut le dernier à partir, retenant la marée humaine d'ennemis qui s'acharnait à tenter de leur couper leur voie de sortie. Resté en arrière, il fut laissé pour mort. « Personne n'aurait pu survivre à ça ! » Fut le constat tacite des assaillants... Ils avaient tort. Devenu pauvre, son titre de chevalerie qu'il avait reçu en récompense de tant d'années de service en tant que bras armé d'Andrasté fut bloqué dans les méandres politiques et dans les diverses administrations référentes. Étrangement, le travail, pour un ancien guerrier au corps parcouru de cicatrices n'affluait pas. En désespoir de cause et faute de mieux, il se fit mercenaire pour éviter de mourir de faim. Quand la troupe se fit décimer, il tenta de devenir aventurier, ce qui ne lui permit pas de survivre bien longtemps. Il accepta une offre et devint tueur à gage, devenant l'équipier d'une belle blonde elfe à la peau brune. Quand l'Enclin survint, il la quitta pour combattre les Engeances, pas par choix mais parce que, sur son lit de mort, Galerus lui avait fait promettre de défendre les enfants d'Andrasté. Et Uldar ne brisait jamais sa parole. Ayant perdu la plupart de ses contacts dans les tumultes de la guerre, mais ayant survécu aux combats, il reprit sa vie, vivant paisiblement et honnêtement, jusqu'à ce que la banqueroute le renvoie à ses contrats. Et une fois la crise, ou l'hiver, passée, il reprend sa petite vie honnête, se lamentant que ses périodes de calmes soient toujours aussi courtes, et même de plus en plus dans ses temps troubles. Uldar a quarante-deux ans, la vie derrière lui, et pourtant, il pressent les ennuis poindre à l'horizon. Et il sait qu'il ne mourra pas de mort douce dans son lit.

Informations diverses : Il possède le titre de Melguell, à défaut de pouvoir en tirer un profit physique ou pécunier. A acquis le surnom de « Kal'Athas » qui se traduirait pas « La fin funeste et ineluctable de toutes les flammes » par sa capacité à éteindre les flammes de la magie et de la vie. Il a gardé une version courte « Kal' » en tant que nom de code d'assassin, utilisé seul, Kal' signifie la fin, la ruine, la mort. Il a l'accent cosmopolite des soldats et quelques connaissances de stratégie. Il sait lire, mais lentement. Pour une raison inconnue, il a une propension à attirer les elfes (femmelles) nubiles et dangereuses.
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Lun 28 Nov - 4:30

Bon, j'ai tout lu, et j'ai envie de te valider xD

Bienvenu Wink

Dis moi juste si tu veux être Neutre ou Indépendantiste !
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Mar 29 Nov - 0:26

Yeah !

Justement, j'hésitais entre les deux... Mais disons neutre !
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Ven 2 Déc - 16:20

Bienvenue à toi.

une presentation bien sympa à lire avec un style original.
A bientôt dans le rp !
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   Ven 2 Déc - 22:54

Alors :

1) 36 maleficari contre trois morts et 12 blessés ? O_o
Désolée mais je trouve ça un peu too much ! Et je sais pas où tu les a dégoté tes mages mais ils sont bien blonds pour continuer à taper sur le mec immunisé alors que ceux qui peuvent se faire dézinguer les abattent tranquillement.
Mais après, je chipote. La fiche a été validée, donc...

2)
Uldar a écrit:
Et alors que je me vois déjà avec une lance dans la poitrine -une lance de type avec une pointe en fer, hein, je vous vois venir !- s de trucs pointus sur vos tronches... »
looool, moi aussi, je te vois venir...

3) Ça y est ! Je l'ai lu ! Enfin ! Ouf ! Et c'était bien... Razz
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MessageSujet: Re: Uldar de Melguell   

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