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 La venue d'un étranger à Haradorn

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Théodore Crailand
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MessageSujet: La venue d'un étranger à Haradorn   Mer 10 Aoû - 0:05

Nom du RP : La venue d'un étranger à Haradorn
Statut : Clos
En attente de : 1 membre (Arkanis)

Théodore était depuis longtemps responsable de la sécurité dans et autour du village, parfois il devait donner des leçons aux voleurs, brigands et autres criminels mais il devait surveiller au bon fonctionnement de la garnison. Depuis quelques jours déjà des gens se plaignaient de brigandages d'un homme sur la route entre Haradorn celle reliée a Dénérim. Lui et quelques hommes avaient déjà essayés de l'attraper mais en vain, ce brigand roux savait se cacher dans la forêt, probablement un homme qui connaissait les environs.

Théodore était devant son bureau avec de quoi écrire à la main et regardait le formulaire devant lui, il réfléchissait à toutes les informations qu'on lui avait donnée à propos de ce brigand. Il c'était levé tôt le matin afin de supprimer une corvée qu'il avait et les formulaires n'était pas sa passion. Il c'était déjà préparé, rafraichis, habillé, coiffé... bref tout ce qu'un noble devait faire pour être présentable. Il remplit le formulaire après avoir réfléchi suffisamment sur ce sujet puis se leva et sorti du château avec ses deux gardes personnels.

Le soleil était déjà levé et le vent glacial caressa son visage, devant lui se dressait une étendue rouge et orange, les couleurs typiques de l'automne et bientôt ils n'auraient que des étendues blanches. La colline et le château offrait toujours une belle vue sur la forêt que les elfes aimaient parasiter pour y vivre. Il descendit avec ses deux gardes du corps la colline et s'approcha de la chantrie.

L'un de ses gardes du corps cloua sur le tableau du cantor le formulaire


Citation :
Nom : Inconnu
Race : Humain.
Méfait : Brigandages sur la route
Dépositaire : Au château d'Haradorn, mort ou vivant.
Dernier lieu connu : Sur la route entre Haradorn et la route reliée a Dénérim, de l'autre côté du pont.
Prime: 3 souverains
Statut: Brigand solitaire.
Cheveux roux, porte une armure en cuir et une cicatrice diagonale sur son visage.

On devrait pouvoir trouver un pigeon pour nous faire se boulot.

Ses gardes se mirent à rire, presque comme un rire forcé mais cela était habituel chez eux. Théodore ordonna aux deux gardes de le suivre, il ne voulait pas rester dehors dans le froid, il se sentirait bien mieux devant la cheminée en train de boire un bon alcool.


Dernière édition par Théodore Crailand le Jeu 25 Aoû - 13:28, édité 1 fois
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Arkanis Peroigrin
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Ven 12 Aoû - 14:44

C’était l’Automne, la grande vague de froid ne tarderait pas à s’annoncer et quand celle-ci arriverait Arkanis savait qu’il devrait être loin de cet endroit. Il répugnait pourtant à retourner dans son nord natal, là où son honneur avait été bafoué et où aucun seigneur n’ignorait son statut actuel. Sa route l’avait conduit dans le sud après une escale à Dénérim où il avait dépensé ce qui lui restait de ses pièces d’or pour un cheval. Par moment, il regrettait cet achat, non que la bête était mauvaise, au contraire, c‘était un superbe étalon gris jeune et puissant, mais cela ne lui laissait plus qu’une maigre somme dans sa bourse et il devait trouver un travail d’urgence.

Il marchait depuis plus d’un jour sur la grande route suivant les indications d’un marchand pour trouver la bourgade la plus proche. Le temps se couvrait et il espérait arriver avant que la pluie ne tombe à verse. Le village lui apparut lorsque les premières goûtes commencèrent à tomber, une petite bourgade modeste nichée entre le fleuve et la forêt de Brasiliane, il aperçut sur une colline un château de pierre, résidence d’un seigneur dont il ne parvenait pas à retrouver le nom.

J’aurais dû être plus assidus aux cours que l’on me donnait sur les maisons nobles de Ferelden, pensa-il sur le moment.

Il couvrit sa tête avec la capuche de son manteau de voyage, puis continua sur la route serpentant sur le flanc de la colline jusqu’à un pont de pierre qui enjambait la rivière. Il le traversait sous la pluie battante puis mit son étalon au trot, pressé de rejoindre la première auberge sur le passage. Il la trouva sur une petite colline surplombant le village et offrant une vue plongeante sur tout ce qu’y s’y passait. Après avoir passé quelques secondes à regarder les formes sombres se déplacer en courant pour chercher l’abris le plus proche, il se rendit compte que lui-même était trempé. Arrivé à l’Auberge il approcha des écuries et démonta puis chercha du regard une âme qui vive. Un jeune palefrenier se trouvait là, roupillant dans la paille au milieux des crottins de chevaux.

Quel porc…
-Holà mon garçon, dit-il en lui jetant quelques pièces de cuivre à ses pieds, panse donc mon cheval et décrotte un peu ses sabots.

Le garçon sursauta et le regarda avec des yeux écarquillés. Puis, prenant conscience de la situation, bondit sur ses deux jambes, prenant tout de même soigneusement le temps de ramasser ses pièces.

-Oui m’sire, s’ra fait
-Pas de messire pour moi, je ne suis pas seigneur mais chevalier. Dis moi mon gars, qui est le maître de ce domaine?
-C’est m’sire Crailand… Ser, lui et ses fils qu’possèdent tout à Haradorn

Ah oui, Haradorn, siège de la maison Crailand j’en ai déjà entendu parler

-Bien, préviens l’aubergiste que je réserve une chambre et un repas chaud puis déménage mes effets dedans. Attention, je sais exactement tout ce qu‘il y a, qu‘il manque quoi que ce soit et tu brosseras tes chevaux que d‘une main, faute d‘en posséder une deuxième. Ai-je été clair?
-Oui ser
-Sur ce, je vais à la chanterie

Il le quitta sans un regard, et se mit en route à pied vers le bas de la colline pour atteindre la chanterie qu’il avait aperçut en arrivant. Avec un peu de chance, le tableau du cantor lui proposerait un travail. Il eu un rictus de satisfaction lorsqu’il trouva une affiche de recherche. Un brigand apparemment, encore une de ces racailles agressant les vieillards et les bonnes femmes sur la route.

Sûrement qu’il fuira au moment même où il verra le scintillement de l’acier dégainé.

Content de sa trouvaille, il arracha le papier et le plia soigneusement avant de rebrousser chemin à l’auberge où un repas chaud et une bonne nuit de sommeil dans des draps propres l’attendaient. Il se leva de bonne heure le lendemain, et dut se faire aider pour enfiler son armure, il préférait la porter pour aller chasser ce gueux, surement que ça l’impressionnerait. Le soleil était à peine levé quand il repartit le ventre plein vers l’autre côté du pont là où avait été aperçus la dernière fois le brigand. La pluie c’était arrêtée mais avait laissée les routes boueuses et le ciel gris. Il interrogea des gens sur son passage pour trouver les emplacements où avaient été commis les méfaits. De là, il partit vers l’ouest, s’enfonçant dans les bois en suivant une piste que la pluie avait malheureusement à moitié effacée, rendant la tâche des plus ardue. Par chance, les traces étaient profondes, et son œil de chasseur lui disait qu’il devait avoir à faire à un personnage de stature plutôt imposante. Durant un moment, il perdit les pistes, mais finit par les retrouver un peu plus loin grâce à un morceau de tissu qui avait été arraché de la tenue du brigand alors qu’il avait tenté de traverser un bosquet plein de ronce. Elles le conduisirent loin à l’ouest avant de bifurquer au sud et de s’arrêter nettes sur la rive nord du fleuve. Là, il démonta puis resta un moment immobile, perplexe.

Il n’a pas pu traverser la rivière… Impossible à cette emplacement en tout cas, même un excellent nageur serait prit dans le courant. À moins que…

Il se mit à scruter l’horizon. Sur la rive opposée s’étendait une vaste forêt si dense qu’elle semblait impénétrable. Il longea la rive du regard un long moment puis s’arrêta en souriant.

Une barque…

En amont du fleuve sur la rive sud flottait un tas de branchage et de feuilles. Dessous se dessinais la silhouette d’une barque qui avait été cachée, mais que la pluie et les vents violents de la veille avait dévoilée au grand jour.

Pas étonnant qu’on ne l’ai pas trouvé… Le misérable se terre de l’autre côté de la rive et il faut être sacrément tenace pour suivre sa trace jusqu‘ici…

Ne pouvant traverser et ne voulant risquer de continuer indéfiniment vers l’amont en quête d’une zone traversable, Arkanis dû se résoudre à rebrousser chemin vers le pont pour revenir sur le côté sud du fleuve. Le voyage lui pris un temps interminable, et il perdu de précieuses heures à chercher la barque de l’autre côté de la rive. Il s’apprêtait à jeter l’éponge lorsqu’il la vit enfin.

Il reprit alors sa traque, pistant le brigand à l’intérieur de la grande forêt. Le temps perdu commençait à jouer en sa défaveur car la pénombre tombait sur la forêt et il n’avait rien pour s’éclairer. Elle fut cependant une alliée précieuse car il réussit à apercevoir au loin la lueur rouge d’un feu.

Tu ne m’échapperas scélérat…

Il réalisa que son équipement n’était pas très adapté pour une approche furtive, les cliquetis incessants de sa maille annoncerait son arrivée à un kilomètre. Aussi prit il la décision de se débarrasser du matériel superflus. Il attacha sa monture à un arbre et laissa à son pied tout ce qui ne lui servait pas. Emportant seul son épée et ses vêtements de cuir. Il parcourut ainsi la distance qu’il lui restait à pas feutré, tout les sens en alerte. L’échos de plusieurs voix lui parvinrent soudain, il n’entendait pas ce qu’ils se disaient mais discernait nettement une discussion entre plusieurs personnes.

L’affiche disait qu’il était seul? Si c’est une bande je ne peux rien faire à moi seul, et sans ma maille je ne suis plus protégé qu’eux… Il hésita à retourner s’équiper mais se ravisa. Une bande de loqueteux à peine capables de tenir une lance par le bon bout et surement armés de bâtons. Ils ne me font pas peur.

Arrivant enfin à une place où il pouvait les voir et les entendre clairement, il se cacha dans les feuillages et dégaina lentement son épée, la gardant basse pour éviter un reflet de lumière sur la lame tout en se maudissant de ne pas posséder un poignard qui aurait été bien plus adapté dans ces circonstances. Ils étaient trois en tout, peut être plus mais il ne pouvait voir si d’autres faisaient le guet. Cependant vu leur attitude de bleusaille, il en doutait fort.

Ils allument des feux en pleine nuit, s’exposant à tous, parlent à haute voix et ne prennent même pas la peine de surveiller si quelqu’un approche… Des paysans, pas des soldats.

Les trois types faisaient rôtir un lapin à la broche, ils étaient équipés de gourdins de bois en travers desquels ils avaient planté des clous. L’homme qu’il cherchait, un grand type roux avec une barbe imposante, avait une hideuse balafre qui lui barrait le visage et était équipé d’une armure de cuir plus qu’usée. Il gardait à sa gauche une hache de bucheron. Arkanis pensait les attaquer sur le coup, mais il dut se retenir, les trois étaient éveillés et malgré leur bêtise ils avaient pris la peine de garder leurs armes à portée de main. Il se coucha alors et attendit de longues minutes à écouter une conversation crétine entre trois pouilleux. Quand ils finirent par aller se coucher et que le silence était tombé sur le camp, Arkanis se releva enfin et se faufila doucement près du feu. L’un des trois ronflait déjà comme un cochon, les deux autres pas mais il se méfiait tout de même du barbus qui remuait dans sa couche.

Fusant dans les airs, le tranchant de la lame tailla la gorge du ronfleur d’une oreille à l’autre, laissant s’échapper une giclée de sang mêlée de cris désarticulés semblables à des beuglements. Les deux autres furent plus vifs qu’Arkanis ne l’espérait, car déjà le barbu était debout armé de sa hache et son collègue lui fonçait dessus, gourdin à la main. Arkanis para, puis contre-attaqua immédiatement. Le gourdin de bois fut cisaillé en deux. Pas le temps de réfléchir, le barbu abattait sa hache sur lui en grognant, il esquivait puis l’envoyait bouler d’un coup de pied sur le corps de l’égorgé. L’autre n’avait pas perdu son temps, il lui cogna une pierre sur l’arcade, puis tenta de donné un coup de poing avec son autre main. Le sang commença à ruisseler sur le tête d’Arkanis qui, sonné par le coup, parvint par réflexe à contrer le coup de poing. Il recula d’un pas, sentant le sang lui dégouliner dans l’œil droit et sur le coin de bouche mais ne laissa pas l’adversaire lui porter un autre coup. L’imbécile se lançait armé d’une pierre de grande taille qu‘il tenait des deux mains, qu’espérait-il? L’acier virevolta et d’un coup sec trancha la chair. L’une des mains tomba par terre, sectionnée net, l’autre, encore à moitié attachée à son poignet, pendouillait mollement pendant qui le sang fusait de la plaie béante. Le barbu c’était entre temps relevé, il donna un coup tranchant avec sa hache, Arkanis para, et le superbe acier de la lame bâtarde endommagea sérieusement le fer médiocre de la hache. Furieux, le brigand se jetait sur lui. Le chevalier manœuvra sur la gauche, esquivant son ennemis qui venait de découvrir son flanc. Il frappa d’estoc et la lame vint se figer dans le bas du bassin. Le gros s’effondra, et le combat s’acheva ainsi, avec d’un côté un homme geignant à terre et de l’autre un idiot pleurant sans ses mains.

-Je t’emmène chez messire Crailand. Lâcha il après quelques secondes de réflexion.
-Vas t’faire foutr’ jappa le barbu
-T’avais dis! Hurla l’autre. T’avais dis qu’nous r’trouv’rais! R’garde! J’plus d’mains! Cru il bon de préciser
-Bientôt tu n’auras plus de tête sale bandit, le contrat ne faisait pas mention de toi.
-M’sire! J’vous prie! J’serai vot’ serviteur! Vot’ bon serviteur! M’faites pas d’mal!
-Arrête d’mendier sale fiote! Cria son ami

Arkanis regarda un moment le loqueteux, celui-ci était si apeuré qu’il avait trempé ses chausses. Il lui faisait pitié. Pendant un moment, il hésita.

Les sentiments sont un poison et le poison détruit les hommes

-Que ferais-je d’un serviteur sans mains? Tu mendies pour vivre mais tu m’aurais tuer sans hésitation il y a de ça trente secondes. As-tu seulement une once d’honneur, brigand?
-Rien fait d’mal moi, j’voulais pas moi m’sire, c’tais pas moi qu’voulais voler! Juré!
-Tu jures, tu jures, mais que vaut la parole d’un brigand? Il leva son épée. Puisse le créateur te pardonner tes méfaits.
-NON!

La lame se ficha dans le creux de l’épaule et transperça jusqu’au cœur. C’était propre, net, il n’avait pas du sentir la douleur. Lorsqu’il l’extirpa, un flot de sang bouillonna aspergeant le bas de ses bottes. Le corps du brigand resta figé quelque instant dans sa position puis bascula pour s'effondrer dans la boue.

C’était un bandit, il méritait son sort.

-Toi, débout.
-Vas t’fair…

La botte d’Arkanis écrasa la tronche du barbu.

-Debout j’ai dis, ou je t’attache à mon cheval et je te traine par les pieds jusqu’à Haradorn.

Il finit par obtempérer. Arkanis arriva au petit matin à Haradorn, poisseux de sang et trainant derrière sa monture le brigand ligoté qui suivait l’allure de son cheval en clopinant tandis que balotaient attachés par les pieds les corps inertes de ses deux complices. Il atteint les portes du château sous le regard interrogateur de la foule qui se massait derrière son passage pour assister à la scène. Le garde le regarda d’un air interrogateur.

-Préviens messire Crailand que je lui ramène son brigand.

Le garde disparut. Il démonta, puis trouva la source d’eau la plus proche où il se débarbouilla de la souillure du sang. Il n’avait pas omis de revêtir son armure et son tabard pour faire meilleure impression devant le seigneur des lieux, et il essayait maintenant d’être plus présentable. Il nettoya rapidement son épée puis la remit dans son fourreau avant de revenir aux côtés de sa monture. Il jeta un coup d’œil derrière lui, dans les yeux du barbu se lisait la peur… La peur de la mort? Quel sort lui réserverait le seigneur, il n’en avait aucune idée. Dans le nord, les brigands étaient pendus.

Il n’a tué personne… Mérite il la mort? Et les autres? Méritaient-ils un destin si funeste?

Il se ressaisit.

Oui, ce sont des brigands, ils m’auraient tué moi si je ne les avais pas terrassés, et sans hésitation. Son sort à lui est entre les mains du Créateur. Les sentiments sont un poison, et le poison détruit les hommes.

Il se répéta cette phrase sans cesse tandis qu’il attendait.
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Théodore Crailand
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Sam 13 Aoû - 23:21

Théodore était remonté dans son château bien au chaud après avoir cloué la fiche de recherche au tableau de cantor, son père lui avait demandé de s'en charger afin de régler ce soucis au plus vite. Il était dans son fauteuil avec un verre de vin en main et regardait les flammes danser dans la cheminée. Il réfléchissait à ce qu'il allait faire avec le brigand, peut-être devrait-il le torturer avant de le tuer ou bien devrait-il le jeter dans les cachots et le laisser moisir le restant de sa vie ?

Après avoir profité de la matinée, d'avoir bu son bon vin il alla surveiller les entraînements de la garnison. Il n'était pas rare qu'il participait activement à la planification des entraînements et des patrouilles.

Le lendemain, alors que Théodore dormait encore paisiblement, un garde vint le réveiller. Il se réveilla et regarda le garde d'un air furieux.


QUOI ? pourquoi venez-vous me réveiller si tôt le matin ?!

Désolé Sire... mais un homme est venu avec le brigand que vous recherchiez...

Bon ok ok, sortez et dites lui d'attendre.

Bien Sire.

Le garde sorti de la chambre tandis que Théodore se leva et alla se préparer comme à son habitude. Il arriva près de l'homme qu'après 30 minutes mais au moins il était parfaitement présentable avec ses beaux habits de soie, ses deux gardes étaient à ses côtés. Il regardait l'homme qui venait de ramener le brigand, il lui faisait penser à un mercenaire, le genre de personne sans honneur mais au moins il avait ramené la racaille.

Je suis Théodore, champion d'Haradorn et le fils du Iarl d'ici., et vous qui êtes-vous p.... ? Il évita de l'appeler paysan et attendit la réponse de l'étranger tandis qu'il vit trois hommes attachés au cheval.

Et pourquoi m'avez-vous ramenés trois chiens galeux ? j'ai pourtant demandé que se roux... Il fit un signe de la main a l'étranger pour lui signaler de ne pas parler.

Il s'approcha du roux qui semblait terrifié, il se doutait déjà que sa vie ne valait plus grand chose a cet instant même, que maintenant il allait atrocement souffrir et d'une voix tremblante il se mit à parler.

Ssssvpp je ne voulais pas le..le ... fffaire !

Théodore se mit accroupit à côté de lui et tendit sa main vers son garde qui compris immédiatement ce qu'il voulait, il prit sa dague et la lui donna. Théodore regarda le roux et glissa la lame de la dague sur son visage sans le blesser.
Je hais les gens comme toi, ses chiens galeux bon a rien... alors que chaque personne ici a contribué a vaincre l'enclin... si tu vis encore aujourd'hui se sont grâce aux gens honnêtes que toi, pourriture, tu voles chaque jour.


Jjjjjee ne le voulais ppppas...

FERME LA ORDURE ! Il lui cracha au visage puis donna un ordre à son garde, il se mit a genou près du roux et lui ouvrit la bouche de force.

Les chiens galeux comme toi ne mérite pas de parler ! tu nous souilleras plus avec tes paroles infâmes !

Théodore attrapa la langue du brigand et la tira en dehors de la bouche tandis que la panique venait d'envahir le roux, il venait de comprendre ce qu'il allait lui arriver. Il découpa la langue de la racaille puis la fourra dans sa bouche et aussitôt son garde la lui referma de force et la garda fermer. Il essuya la dague sur ses vieux vêtements et la donna à l'autre garde qui regardait la scène avec froideur, comme si cela ne le dérangeait pas. Il lui murmura à l'oreille.

Emmenez le dans les cachots et amusez vous avec mais attention, je veux aussi mon plaisir.

Le garde sourit sadiquement puis alla détacher le roux du cheval et le ramena au château tandis que Théodore se tourna vers l'étranger.

Je vous prie, suivez-moi, nous allons discuter des détails dans mon bureau.

Il s'avança vers un garde.

Faites disparaitre les deux cadavres dans la forêt, les animaux s'en occuperons mais regardez avant si les cadavres n'ont rien d'intéressant sur eux, si oui présentez les moi après... ah oui envoyez deux gardes dans mon bureau. Occupez vous aussi de son matériel.

Le garde fit un signe affirmatif de la tête et disparu tandis que Théodore fit un signe à l'étranger pour qu'il le suive. Il entra dans le château et passa par la salle du trône qui servait aussi pour les banquets. la pièce était décorée d'armures et armes ainsi que des armoiries d'Haradorn. Arrivé dans le bureau dont les meubles étaient fait du meilleur bois de Ferelden. Tout l'intérieur du château avait un style élégant et riche à la fois.

Asseyez vous. Il alla derrière son bureau et regarda l'étranger puis fit signe aux deux gardes d'entrer dans le bureau et de refermer la porte derrière eux.

Bon.... alors expliquez-moi pourquoi vous me ramenez deux cadavres ? et puis que faites-vous ici ?
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Arkanis Peroigrin
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Mar 16 Aoû - 21:40

L’attente lui parut durer une éternité dans le froid du matin. Arkanis avait finit de se nettoyer et avait entrepris de décrasser méticuleusement son épée quand des pas se firent entendre. Derrière lui, un attroupement de paysans c’était formé et chacun lorgnait dans sa direction se demandant ce qui était en train de ce passer. Il vit enfin sortir le seigneur des lieux flanqué de deux gardes. Un homme d’à peu près son âge, les cheveux châtains, vêtu de superbes vêtements de soie. Il le regarda de haut en bas d’une façon des plus hautaine et lâcha finalement:

-Je suis Théodore, champion d'Haradorn et le fils du Iarl d'ici., et vous qui êtes-vous p.... ?


Il allait m’appeler paysan? Arkanis sentait la fureur monter en lui, mais se garda bien de l‘exprimer. Il n’est même pas seigneur des lieux et cela ne vaut pas la peine de riposter dans ces conditions.

-Ser Arkanis, de la maison Peroigrin messire.


Il ne parut pas porter plus d’attention à son titre, peut être l’avait-il mal entendus? Encore qu’Arkanis douta qu’il ne se soit volontairement bouché les oreilles. Il enchaina sans plus de considération qu’au départ.

-Et pourquoi m'avez-vous ramené trois chiens galeux? J'ai pourtant demandé que ce roux..


Il allait lui répondre, mais d’un geste, le seigneur le fit taire. Arkanis se rembrunit, et baissa les yeux de peur que son interlocuteur s’aperçoit de la fureur qui les animaient.

Comment ose il me faire taire comme on fait taire les chiens. Me prend il pour le moindre de ses larbins!

La suite fut un déchainement de violence indescriptible, alors que le brigand tentait une ultime fois de s’expliquer. La justice fut expéditive, il se fit trancher la langue puis forcé de la gober. Une scène des plus écœurante.

Ce n’est pas ça rendre la justice, quelle bestialité! Au moins pourrait il lui offrir une mort propre et non pas une vie privée de sa langue. Cela n’est pas la justice, c’est de la barbarie gratuite. Regarder cet homme se faire massacrer le bouleversait. J’aurai dû le tuer moi-même dans la forêt, d’un coup sec, il est un brigand, pas un apostat ou un tueur, il ne mérite pas une sentence aussi cruelle. Il s’efforçait de regarder la boucherie sans ciller, ne pouvant se permettre de passer pour un faible ou un pleutre devant autant de gens.

Cela lui parut durer des heures. Le spectacle terminé, Théodore l’invita à le suivre dans son bureau à l’intérieur du château, non sans préciser qu’il voulait disposer du corps du brigands et laisser moisir les corps dans la forêt.

Sans sépulture, quel personnage ignoble, même le Créateur ne pourra pas les pardonner…


Jetant un dernier coup d’œil en arrière, il suivit son employeur derrière les portes du château et pénétra enfin dans l’enceinte. Il eut un pincement au cœur, cela faisait longtemps qu’il n’avait pas mit les pieds à l’intérieur d’une place forte alors qu’autrefois il y avait passé toute sa vie. C’était un château modeste, mais tout de même fait de pierre. Le peu de gens qu’il y voyait indiquait cependant qu’il était trop grand pour le nombre de personnes qui y vivaient. Il laissa son cheval aux soins d’un palefrenier dans la grande cours et suivis le fils du seigneur à travers un dédale de couloirs. Ils traversèrent la salle d’audience du seigneur, magnifiquement décorée au passage, puis arrivèrent après quelques tournants dans un bureau joliment meublé de boiseries. Arkanis jeta un coup d’œil autours de lui, passant peut être trop de temps à admirer le tout puis se ressaisit quand on l’invita à s’assoir. Il prit place et entendit la porte se refermer derrière lui.

-Bon.... alors expliquez-moi pourquoi vous me ramenez deux cadavres ? et puis que faites-vous ici ?

-Messire, comme je vous l’ai dis plus tôt je suis Ser Arkanis de la maison Peroigrin, fais chevalier par le iarl Gregor Glewin. Il cru bon de préciser à nouveau et plus explicitement sa condition de chevalier. Je suis chevalier errant, et je vais là où me porte le hasard de la vie. Il se trouve que le hasard m’a conduit dans les domaines de votre père. Il n’omit à nouveau pas de préciser que les terres n’étaient pas siennes. Je suis arrivé dans votre bourgade il y a deux jours, à la recherche d’un gites où dormir et d’un travail à accomplir. Trouvant l’annonce sur le tableau du cantor, je me suis lancé hier matin à la poursuite de ce brigand. Je l’ai pisté depuis le nord du fleuve jusqu’à un point éloignée sur la rive à l’ouest. J’ai découvert ainsi qu’il avait traversé la rivière à l’aide d’une embarcation. C’est probablement pour cela que vos recherches ont été infructueuses. Je fais route vers le pont et suis revenu sur la rive sud pour trouver les empreintes à partir de la chaloupe. C’est tard dans la nuit en pleine forêt de Brasiliane qui j’ai découvert le campement, ils étaient trois, je les ai aisément vaincus. Deux sont mort dans le combat, je vous ai ramené l’autre vivant, pensant que cela vous plairais plus. J’ai conduis les autres cadavres pour prouver mes dires et je connais l’emplacement de leur campement si vous désirez le voir.
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Théodore Crailand
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Jeu 18 Aoû - 19:59

Un chevalier errant qu'avec de la maille ? décidément il allait tout voir dans ce monde. Il trouvait que ce chevalier avait une... allure très pitoyable, pour lui un chevalier devait avoir une armure de plaque MAJESTUEUSE et rien d'autre! Il parlait de la maison Peroigrin qui ne lui disait rien, elle devait être l'une des nombreuses petites maisons que personne ne connaissait, des gens qui avaient l'espoir un jour de devenir puissant et connu mais cela arrivait rarement.
Il se demandait aussi pourquoi il ne servait pas le Iarl Gregor Glewin dont il avait déjà entendu son nom, peut-être ne disait-il pas la vérité, mais il allait bien le tester pour cela, c'était bien la seule fois qu'il vit un chevalier en cuir, quelque chose de bien louche.
Il ne comprenait pas pourquoi il lui racontait tous les détails de son pistage dont il s'en moquait éperdument, mais au moins il s'était rendu utile et Haradorn était nettoyé de ses racailles. Il se mit assis et regarda l'homme en parlant d'une voix indifférente.

Je ne demandais pas autant de détails mais merci... vous aurez un petit bonus étant donné que vous venez de tuer 2 brigands de plus tout en m'ayant ramené le roux.

Il sorti la bourse de son bureau et réfléchissait un moment avant de piocher 5 souverains et de les déposer au milieu du bureau.

Vous aurez 5 souverains, je pense que c'est très généreux... vous pourrez peut-être vous acheter une meilleure armure pour remplacer votre maille, soyons honnêtes, un chevalier en maille c'est assez... pitoyable et je pense que vous en conviendrez.

Il lui fit un signe pour lui dire de prendre les pièces d'or tandis qu'il voulait régler le soucis avec le Iarl et sa maison inconnue dont il avait parlé.

Vous dites que le Iarl Gregor Glewin vous a fait chevalier, alors pourquoi ne pas le servir ? Si je ne m'abuse on sert celui qui nous a fait chevalier... mais à moins que vous lui ayez donné une raison pour vous mettre à la porte...
Il serait mauvais de me mentir vous savez, je connais le Iarl Gregor et il me suffit de lui envoyer un messager et je connaîtrais la vérité.... mais ce n'est que mon conseil vous savez..

Après une petite pause il reprit.

Vous dites faire partie de la Maison Peroigrin mais j'en ai jamais entendu parler alors je vous prie, parlez moi en plus d'elle.
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Arkanis Peroigrin
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Sam 20 Aoû - 2:07

Assit en face de son employeur, Arkanis attendait qu’il prenne la parole. Il se lança enfin en le remerciant. En guise de cadeaux, il déposa 5 pièces d’or sur la table, un joli pactole, mais Arkanis se garda bien de se jeter dessus ne voulant passer pour un rapiat.

-Vous aurez 5 souverains, je pense que c'est très généreux... vous pourrez peut-être vous acheter une meilleure armure pour remplacer votre maille, soyons honnêtes, un chevalier en maille c'est assez... pitoyable et je pense que vous en conviendrez.
-Merci de votre générosité messire, sachez cependant que ce n’est pas l’armure qui fait le chevalier mais ses talents à l’épée. Même la plus puissante des cuirasses ne pourrait arrêter une épée si elle est maniée correctement.

La phrase lui était échappée toute seule. Ce n’étais pas très courtois, il le savait, mais voir cet homme sous-entendre qu’il était pitoyable lui mettait les nerfs à vif.

Pourquoi serais-je courtois alors que son manque de manières est flagrant.


Il avait l’habitude des quolibets et des moqueries, pourtant jamais il ne s’y était fait. Le moindre atteinte à son titre ou à son honneur le mettait hors de lui et encore plus depuis qu‘il avait été banni.

Les puissants se gargarisent de leur titre ou du prestige de leur nom, moi j’ai mon épée et mon honneur je me le l’octroie grâce à elle. Tandis qu’eux jugent sur l’apparence ou la sonorité d’un nom, moi je juge leur talent au combat, et concernant celui-ci, je vaut cent fois une bonne partie de ces chevaliers d’apparat. Pourtant je suis résigné à supporter toute ma vie ces attaques verbales, les nobles d’aujourd’hui manient mieux la langue que l’épée…

Son expérience lui avait appris à se taire, car l’arrogance ou la violence n’apportait rien dans ces cas là. Il ne voulait pas donner à ces gens la satisfaction de le voir en colère, aussi c’était il forgé une carapace à l’extérieur, lui permettant de cacher tout ses sentiments.

Il attendit qu’on lui dit de prendre les pièces pour les ramasser délicatement et les déposer une par une dans sa bourse. Il redressa ensuite sa tête et fixa son interlocuteur.

Il n’est pas le seigneur des lieux, inutile de me torturer l’esprit

-Vous dites que le Iarl Gregor Glewin vous a fait chevalier, alors pourquoi ne pas le servir ? Si je ne m'abuse on sert celui qui nous a fait chevalier... mais à moins que vous lui ayez donné une raison pour vous mettre à la porte... Il serait mauvais de me mentir vous savez, je connais le Iarl Gregor et il me suffit de lui envoyer un messager et je connaîtrais la vérité.... mais ce n'est que mon conseil vous savez..

Il marqua un temps de silence.

-Vous dites faire partie de la Maison Peroigrin mais j'en ai jamais entendu parler alors je vous prie, parlez moi en plus d'elle.

-Je suis chevalier pas mercenaire messire, un chevalier ne ment pas. « Dit toujours la vérité même si cela doit te coûter la vie » est l‘un des termes de notre serment.

La colère le rendait plus loquace qu’à l’habitude, mais se faire soupçonner de mensonge était pour lui insupportable tellement c’était incompatible avec son serment. Heureusement son aspect extérieur, fixe et impassible, ne trahissait rien de sa rage intérieur.

Il a raison, beaucoup de chevaliers prennent leur serment à la légère… La plupart ne le désire que pour le prestige du titre…

Cette pensée le calma quelque peu, il put prendre le temps de répondre. Il se rendait compte enfin à quel point la question qu’on venait de lui poser était délicate.

Dois-je lui dire la vérité?

C’était difficile pour lui. Son aventure avec le iarl Glewin était le pire déshonneur de sa vie. Il avait été chassé comme un malpropre et sa bien-aimée, celle avec qui il désirait plus que tout passer le reste de ses jours, l’avait trahis sans vergogne. Rien que la pensée de ce moment honteux de son existence lui déchirait le cœur.

Les sentiments sont un poison, et le poison détruit les hommes…

-Je suis issue en effet de la maison Peroigrin messire. Je vais être franc, notre maison n’est pas très vieille, notre noblesse ne date que de mon grand-père. Nous ne sommes ni les plus riches, ni les plus puissants, ni les plus populaire aussi je ne m’étonne pas que vous n’ayez jamais entendus parler de nous.

Il s’arrêta un instant pour reprendre son souffle.

Je dois lui dire la réalité telle qu’elle est… Peut être est-ce le Créateur qui me donne une occasion de regagner mon honneur. Et puis je ne puis violer mon serment, il est tout ce qui me reste, il est la dernière chose qui donne un sens à mon existence.

-Jeune, j’ai été élevé chez le iarl Gregor Glewin en temps qu’écuyer de Ser Axwell. J’ai participé à l’enclin et me suis battus aux côtés de mon seigneur. De retour de la guerre, j’ai eu le malheur de m’enticher de sa fille…

Il ne savait si il devait continuer. Mais finit par reprendre, plus déterminé que jamais.

-J’ai été, messire, injustement incriminé pour viol par celle qui disait m’aimer. J’ai été trahis et déshonoré, condamné à l’exil. On ne m’accorda même pas le droit de me défendre dans un duel, ce qui aurait permis de prouver mon innocence devant le Créateur. Je ne vous demande pas de me croire messire, mais je vous donne ma parole sur mon honneur de chevalier que jamais je n’ai commis d’acte aussi ignoble.

Tout était sortis tout seul. Sa colère c’était envolée, il était… libre. Oui il s’agissait de liberté, c’était la première fois qu’il parlait de cette histoire depuis son départ du domaine familial. Bizarrement, il n’avait plus honte, car il savait au fond de lui qu’il était innocent et que le Créateur miséricordieux lui tendrait la perche pour redresser sa vie.
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Sam 20 Aoû - 16:18




Il regarda l'homme et l'écouta attentivement, bien entendu il connaissait le serment que les chevaliers devaient faire mais ce n'était pas pour autant que tout le monde le respectait. Il se contentait de sourire lorsque le chevalier récitait l'un des passages de son serment, peut-être se sentait-il insulté par ses dire et cela ne servait qu'a le protéger.
Lorsqu'il parla de l'enclin, il se leva brusquement et se mit dos à lui, il sentait un pincement au coeur, il devait repenser à son frère mort avec bravoure au combat, leur relation était très bonne malgré la différence d'âges qu'ils avaient.


J'ai aussi combattu l'enclin, alors que la horde s'approchait de Dénérim, de nombreux groupes d'engeances sont venues dans notre village. Moi et mon frère l'avons défendus mais avec beaucoup de perte.... Nous comptions presque 300 citoyens à Haradorn avant l'enclin et maintenant.... vous le voyez bien qu'on en ait même pas 100 aujourd'hui... Moi et mon grand-frère avons, avec une partie de notre garnison, rejoint l'armée du héros de Ferelden pour combattre l'engeance à Dénérim. Je me rappelle encore bien la puissante capitale en feu, le ciel couvert par l'épaisse fumée noire et la seule lumière était le feu qui s'était propagé dans toute la ville.... et sans parler des nombreux cadavres d'innocents complètement décapités en train de baigner dans leur propre sang....

Mon frère a été tué par un ogre, je n'ai rien pu faire, je ne pouvais qu'observer comment cet ogre, qui, d'un seul coup de poing le tua... son sang avait giclé... il était au sol, inanimé... et moi... et bien j'ai été pris par une sorte de rage bersek et j'ai tué cet ogre, d'ailleurs encore aujourd'hui j'ai du mal à croire ce que j'ai réussi à faire...


Il secoua la tête, tout cela venait sortir de lui sans qu'il s'en rende réellement compte. Il essaya de se ressaisir, il ne voulait pas paraitre faible face à lui mais la mort de son frère le fit toujours souffrir, il ne pouvait pas oublier les magnifiques moments passer avec lui.
Il écouta la suite de l'homme, l'histoire avec la fausse accusation était assez aventureuse mais en même temps il ne pouvait pas douter que l'homme disait faux, cela serait idiot, peu d'hommes iraient dire qu'ils sont accusés de viol surtout dans un tel cas, il ne pouvait pas voir l'utilité qu'il se fasse passer pour une autre personne. Il ne connaissait pas beaucoup la famille Glewin même si on parlait souvent en mal sur elle, il trouvait intéressant d'avoir un chevalier à Haradorn car depuis longtemps ils en avaient plus. Il savait que le Iarl Gregor allait l'accuser de viol s'il allait s'informer sur les faits mais il appréciait l'honnêteté de l'homme, ce qui donna plus de poids à ses paroles.


Il est certain que votre histoire semble quelques peu aventureuse et certaines personnes la remettraient en question, ce que j'aurais tendance à vouloir faire aussi mais.... je doute que vous iriez vous accuser d'être un... hmmm comment dire... disons que vous n'allez pas dire que vous êtes accusé d'un crime aussi abominable seulement pour vous faire passer pour un chevalier alors que vous savez très bien que nous allions vérifier les informations... et puis je ne sais pas voir l'utilité de vous faire passer pour un chevalier, si on devait partir du principe que vous seriez un menteur bien entendu.
Cependant je vous crois et je vous propose même de nous servir... bien entendu je dois en parler à mon père avant car il est le maitre de ses lieux mais je ne pense pas qu'il soit contre... on n'a jamais assez de chevalier.


Il attendit la réponse de l'homme qui ne se fit pas attendre et sourit.

Bien dans ce cas je vous demande de m'attendre ici et je reviendrais dès que possible.

Il sorti de la pièce et rejoignit son père qui se trouvait dans sa chambre en train d'écrire une lettre sur son bureau.

Père

Il inclina la tête devant son père qui se retourna et en souriant.

Théodore, mon fils, quelque chose ne va pas ?

SI père tout va bien mais... il a un étranger, plutôt un Ser nommé Arkanis. Il fait partie d'une petite maison très jeune maison nommée Péroigrin et c'est le Iarl Gregor Glewin qui la nommé chevalier....

Oui et ? En quoi cela me concerne ?

Et bien.... il est chevalier errant... il est tombé amoureux de la fille du Iarl, il a dû partager la couche avec elle... tout ce fait-il que la fille, qu'elle disait l'aimer l'a accusé de viol mais lui prétend que cela n'est qu'un mensonge...
Je lui ai donc proposé de nous servir après tous il a été honnête et il a débarrassé Haradorn des brigands, nous n'avons plus de chevalier ici... Cependant en étant pas maitre des lieux, je suis venu t'en parler...


Le père se leva et parla d'une voix calme.

Hmmmm je vois mon fils, cela ne m'étonne guère. Ces Glewin sont des abominations, la honte de Ferelden et ce Gregor veut un époux puissant pour sa fille comme toi par exemple, il est certain qu'il n'accepterait jamais l'amour entre un chevalier et sa fille.... Je ne serais pas étonné que la fille l'aie accusée de viol pour s'en sortir blanche de l'histoire...
Bref emmène moi auprès de ce chevalier, je veux lui parler personnellement.


Mais tu es occupé....

Tait toi et fait ce que je te demande, la lettre attendra, elle n'est pas très importante.

Bien père.

Il inclina la tête en emmena son père jusqu'à son bureau où se trouvait l'étranger. Il portait des magnifiques vêtements en soie, quelques doigts étaient décorés de belles bagues en or dont une avait une gravure de dragon qui ressemblait étrangement à celui sur les armoiries d'Haradorn. Le Iarl regarda les gardes d'un air irrité et leur fit signe de sortir, il s'avança à côté du bureau et regarda l'étranger tandis que son fils, Théodore restait à l'entrée, le Iarl parlait d'une voix calme.

Bonjour mon garçon ! tu dois être Ser Arkanis n'est-ce pas ? Je suis le Iarl Myran. J'espère que tu as eu une bonne accueille ici, mon fils peut être très arrogant, surtout envers les visiteurs sans vraiment s'en rendre compte...Si ce n'est pas le cas, je dois m'excuser auprès de toi.
Il est un homme bien, contrairement à son plus grand-frère qui est comparable a un noble d'Orlais, autrement dit à un bon à rien, une vraie honte....

Il m'a expliqué ton histoire et cela ne m'étonne guère de leur part, je les connais très bien sais-tu. Arrête moi si je me trompe mais je présume que vous avez été surpris pendant que vous partagiez la couche ? Ou bien votre histoire d'amour a éclaté au grand jour après un certain temps ?


Après une petite pause il reprit de sa voix calme.

Si tu veux un conseil mon garçon, oublie là si cela n'est pas déjà fait. Aussi cruel que cela peut te paraitre, tu ne pourras jamais l'avoir, son père n'ira jamais la marier a un homme comme toi, pas que tu sois un mauvais, bien au contraire mais il ne veut qu'un homme puissant et riche, comme mon fils par exemple. Tu n'es qu'un chevalier et rien d'autre mais ne le prend pas comme une insulte, ici on ne pense pas comme ça, n'est-ce pas fils ?!

Théodore lui sourit à son père.

Oui père.

Il m'a dit que tu étais intéressé par nous servir, j'en suis ravi. Bien entendu tu devras prêter serment et jurer allégeance à haute voix envers nous ainsi que devant tout le village, nous rassemblerons les villageois afin que tout le monde puisse l'entendre, tu signeras ensuite le document en question et tu seras officiellement chevalier d'Haradorn.
Tu porteras nos armoiries, mais ça ne sera pas pour autant que tu devras renier ta maison n'est-ce pas.


Il lui sourit d'un air sympathique avant de reprendre.

Bien entendu tu auras quelques.... disons privilèges. Tu auras ta propre chambre au château, bien entendu une belle chambre et tu pourras bénéficier de notre meilleur équipement forgé par un excellent forgeron nain, probablement LE meilleur forgeron de tout Thedas !

Alors qu'en penses-tu mon garçon ?
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MessageSujet: Re: La venue d'un étranger à Haradorn   Lun 22 Aoû - 17:12

Il ne s’y attendait pas, mais alors vraiment pas. Le seigneur en face de lui si hautain que ça en devenait insultant il y a à peine quelques minutes se mettait à lui déballer toutes ses aventures durant l’enclin. La tristesse se lisait dans son regard, la mort de son frère avait du le toucher profondément.

Autant que m’a bouleversé la mort de Ser Axwell… La guerre est sans pitié mais je ne dois pas m’apitoyer. Les sentiments sont un poison et m’ont déjà détruit une fois.

Voir le seigneur Theodore triste lui donnait un aspect plus humain que l’on aurait eu peine à soupçonner de prime abord. Prit de court, il ne sut tout à fait quoi répondre, mais l’homme cherchait-il vraiment une réponse?

Quoi que je dise, ça ne ramènera pas son frère à la vie.

-Je suis certain que votre frère était un brave messire, il ne méritait pas un sort si funeste

Cela n’eut pas d’effet, mais il s’en doutait d’avance. Que peuvent les mots d’un étranger quand on a perdu un être chère? Arkanis avait lui perdu tout ce pour quoi il avait vécu. Ses terres, ses compagnons, son maître, sa famille…

Et ma bien aimée…

Qu’était-elle devenu? Il l’ignorait. Au début, il l’avait hait de toutes ses forces, puis la haine fit place à une tristesse si profonde qu’il avait faillit se pendre. Pour réprimer cette mélancolie, la solution était venue d’elle-même.

Imite ton père.

Un cœur de pierre, une mine neutre quel que soit la situation. Les sentiments n’existaient plus, ils ne devaient pas exister. Il était devenu glaciale comme l’acier, ou du moins, il s’efforçait toujours de l’être. Comment souffrir quand on ne ressent rien? Comment être blessé quand on est fait de marbre? Comment aimer lorsque son cœur n’est que glace? Ça paraissait être la solution idéale pour ne jamais être déçus de la vie.

Il se noyait dans ses pensées lorsque la voie de Theodore l’en extirpa brusquement.

-Il est certain que votre histoire semble quelques peu aventureuse et certaines personnes la remettraient en question, ce que j'aurais tendance à vouloir faire aussi mais.... je doute que vous iriez vous accuser d'être un... hmmm comment dire... disons que vous n'allez pas dire que vous êtes accusé d'un crime aussi abominable seulement pour vous faire passer pour un chevalier alors que vous savez très bien que nous allions vérifier les informations... et puis je ne sais pas voir l'utilité de vous faire passer pour un chevalier, si on devait partir du principe que vous seriez un menteur bien entendu. Cependant je vous crois et je vous propose même de nous servir... bien entendu je dois en parler à mon père avant car il est le maitre de ses lieux mais je ne pense pas qu'il soit contre... on n'a jamais assez de chevalier.

Il écoutait attentivement, ne sachant trop que penser. Avouer qu’on avait été accusé de viol pouvait entrainer des conséquences dramatiques, au pire il serait pendu, au mieux jeté hors du château à grands coups dans le derrière. Pourtant, lorsque l’homme lâcha sa dernière phrase, Arkanis fut si surpris que son visage impassible prit pendant quelques secondes une mine ébahie. On venait de lui proposer de servir en temps que chevalier de la maison Crailand… Une opportunité inespérée.

Ô Créateur miséricordieux, tu m’offres là une chance de reprendre ma vie en main… Jamais je ne te serai assez reconnaissant…

Il garda son visage de marbre, et n’afficha sa joie que par un petit rictus au coin de la bouche.

-Messire, c’est grand honneur que vous me faites là. Je pense pouvoir me montrer digne de la maison Crailand.

-Bien dans ce cas je vous demande de m'attendre ici et je reviendrais dès que possible.

Malgré la joie qui le tenaillait, Arkanis resta sagement assit sur sa chaise. Il rêvait de cet instant depuis qu’il avait quitté le domaine des Peroigrin. Finis la vie sur les routes à ne pas savoir de quoi sera fait le future, finis les petites besognes mal payées, il allait redevenir chevalier au service d’un puissant iarl et regagner son honneur.

J’espère que père apprendra la nouvelle, il verra que son fils n’est pas une racaille mais un véritable chevalier. Il m’appellera Ser Arkanis.

L’attente ne fut pas longue, déjà reparaissait Theodore suivit d’un vieil homme. Il avait des cheveux blancs comme la neige mais restait de stature assez athlétique pour son âge. Richement vêtus de soie et sertit de gemmes sur les doigts, il arborait une mine sympathique malgré les rides. D’un geste, il chassa les gardes puis s’avança à côté du bureau et le fixa dans les yeux avant de prendre la parole d’une voix mielleuse.

-Bonjour mon garçon ! tu dois être Ser Arkanis n'est-ce pas ? Je suis le Iarl Myran. J'espère que tu as eu une bonne accueille ici, mon fils peut être très arrogant, surtout envers les visiteurs sans vraiment s'en rendre compte...Si ce n'est pas le cas, je dois m'excuser auprès de toi.

Au moins il reconnait le manque de manières de son fils…

Il est un homme bien, contrairement à son plus grand-frère qui est comparable a un noble d'Orlais, autrement dit à un bon à rien, une vraie honte....

Le iarl faisait bien meilleure impression que le fils. Plus sympathique sans pour autant paraitre faux, il avait l’air d’un homme qui avait trop connu la vie pour s’abandonner à la condescendance. Loin d’être aussi méprisant que son fils l’était de prime abord, Arkanis apprécia beaucoup la politesse et le tact dont il faisait preuve jusque là.

-Il m'a expliqué ton histoire et cela ne m'étonne guère de leur part, je les connais très bien sais-tu. Arrête moi si je me trompe mais je présume que vous avez été surpris pendant que vous partagiez la couche ? Ou bien votre histoire d'amour a éclaté au grand jour après un certain temps ?

Il garda le silence, préférant ne pas s’étendre sur le sujet ni donner de détail sur ce qui était l’histoire la plus honteuse de sa vie. L’homme ne semblait heureusement pas attendre de réponse particulière à ses questions et continua.

-Si tu veux un conseil mon garçon, oublie là si cela n'est pas déjà fait. Aussi cruel que cela peut te paraitre, tu ne pourras jamais l'avoir, son père n'ira jamais la marier a un homme comme toi, pas que tu sois un mauvais, bien au contraire mais il ne veut qu'un homme puissant et riche, comme mon fils par exemple. Tu n'es qu'un chevalier et rien d'autre mais ne le prend pas comme une insulte, ici on ne pense pas comme ça, n'est-ce pas fils ?!

L’oublier? Comment l’oublier? Elle est si douce, si belle… Comme une rose hérissée de piquants. Libre à tous de l’admirer des heures durant, mais gare à qui la touche…

-Il m'a dit que tu étais intéressé par nous servir, j'en suis ravi. Bien entendu tu devras prêter serment et jurer allégeance à haute voix envers nous ainsi que devant tout le village, nous rassemblerons les villageois afin que tout le monde puisse l'entendre, tu signeras ensuite le document en question et tu seras officiellement chevalier d'Haradorn. Tu porteras nos armoiries, mais ça ne sera pas pour autant que tu devras renier ta maison n'est-ce pas. Bien entendu tu auras quelques.... disons privilèges. Tu auras ta propre chambre au château, bien entendu une belle chambre et tu pourras bénéficier de notre meilleur équipement forgé par un excellent forgeron nain, probablement LE meilleur forgeron de tout Thedas ! Alors qu'en penses-tu mon garçon ?

Le rictus réapparut sur le visage d’Arkanis, c’était le moment pour lui de changer son destin. Il leva brusquement et ploya genou à terre.

-Mon seigneur, c’est pour moi le plus grand des honneurs. Je ferai le serment de vous servir devant tout Haradorn, je m’engage à mettre mon épée à votre service et à vous servir en tant que chevalier de la maison Crailand.
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